DORURE, ARGENTURE
leurs, on étudie à l'aide d'un vollmèlre sensible la dislribulion des différences de poteniiel le long des fils cl l'on modifie la
Fig. 65.
position des points d'atlache des feeders jusqu'à ramener les variations de celle différence dans les limites tolérées.
GALVANOPLASTIE.
DORURE, ARftEHTÏÏRE. — La propriété dont jouit le courant de décomposer un électrolyte en mettant le métal en liberté au pôle négatif a été utilisée surtout pour recouvrir les métaux communs d'une couche cohérente de métaux précieux (*). La densité du courant doit être aussi uniforme que possible,
(*) La galvanoplastie est une découverte due à Jacobi. Il s'aperçut (i838) que les vases poreux de la pile de Daniell s'iocrustaient de cuivre, et proposa immédiatement Tcmploi de la pile pour recouvrir d'un dépôt métallique cohérent des objets rendus conducteurs par une couche de plombagine. C*cst à Klkington et Uuolz que sont dues la dorure et Targenturc galvaniques (iS^f).
i5o* APPLICATIONS DE L'ÉLECTRICITÉ.
et, en général, assez faible. On peut employer comme source d*éleclricilé soit une pile conslanle d*un nombre d*élémenls proportionné à la résistance du circuit, soil une machine magnéto ou dynamo-électrique dont la résistance intérieure devra, dans ce cas, être très faible; il conviendra, en outre, de munir les machines dynamo-électriques d'un brise-courant ou de mettre leurs électro-aimants en dérivation, comme cela a été indiqué ci-dessus. La nature et les conditions de température des bains employés dépendent de la nature du métal. Quant à la forme des électrodes, elle doit être empiriquement réglée pour obtenir une densité du courant aussi uniforme que possible, et, par suite, un dépôt ayant partout la même épaisseur. Par exemple, s'il s'agit d'argenter intérieurement un vase creux de forme compliquée, l'électrode positive, intérieure au vase, sera formée d'une carcasse de fils représentant d'une manière grossière la forme générale de la cavité.
Les bains d'or sont munis d'électrodes solubles en or massif. Voici Tune des compositions qui réussit le mieux. On fait dissoudre dans un litre d'eau distillée loos"" de prussiate jaune dépotasse et i^os*^ de carbonate de potasse; on fait ensuite bouillir cette liqueur avec loR'' de chlorure d'or pendant plu- >ieurs heures; il ne reste pins qu'à fillrer. La dorure réussit 1res bien vers Go" ou 70''.
Les bains d'argcnl s'einpioieni aussi avec une électrode soinblo on argenl. On fait dissoudre loos»" de cyanure de potassium dans un litre d*(»au distillée, et l'on ajoute los'^de «'}anure d'arjxent sec.
La dorure ou rar}J:enlure prennent très bien sur le cuivre, à la condition que l'objet à dorer ail été préalablement hion décapé.
Dans l'industrie, on l'ail souvent rouf::ir le métal et on le plonjj:e un instant dans un mélange d'acides; puis on le lave à grande eau et on lo sèche avant de le porter dans le bain métallique. Le dépôt d'or on d'argent est mal; on lui comnnjni(|ue l'éclat et le poli sj)éculaire par l'opération du l)iunissage.
CUIVRAGE. — Le cuivre est le métal qui se dépose le plus aisément sous forme cohérente. 11 suffit d'employer le sulfate
DÉPOTS MÉTALLIQUES DIVERS. i5i*
ou Tazolale de cuivre impurs du commerce et de maintenir à peu près constante la composition du bain, par une électrode soluble également en cuivre commercial. Le cuivre exige une moins grande quantité d'énergie pour se déposer que les métaux étrangers dont il est habituellement souillé et se dépose par conséquent seul à un état de pureté absolue.
M. Siemens a utilisé cette propriété pour l'affinage du cuivre. Il prend le cuivre-rosette pour électrode soluble dans un bain de sulfate de cuivre et il lance à travers la cuve le courant d'une machine dynamo-électrique de très faible résistance et à courant continu. Le cuivre pur se dépose sur l'éleclrode négative en plaque cohérente, mais possédant une structure cristalline. 11 suffit d'une fusion pour communiquer au métal les qualités ordinaires qu'on lui connaît.
Quand on veut reproduire par la galvanoplastie une médaille ou tout autre objet en relief, on commence par en prendre une empreinte en alliage Darcet, en plâtre, en soufre mou ou en gutta-percha. On recouvre celle-ci, au pinceau, d'une couche très mince de plombagine en poudre ténue qui la rend conductrice; on l'emploie ensuite comme électrode négative dans l'électrolyse du sulfate de cuivre commercial. Le dépôt de cuivre se détache du moule sans la moindre difficulté, et il reproduit avec une finesse extrême et pour ainsi dire avec perfection les moindres détails du modèle.
DÉPOTS MÉTALUaUES DIVERS. — Le fer, le nickel et le cobalt peuvent être obtenus avec plus ou moins de difficulté par l'électrolyse des sulfates doubles de ces métaux etd'ammoniaque, et à la condition d'employer une électrode soluble de même métal. On sait que les sels de fer ont une tendance extrême à se peroxyder. Or le fer est attaqué par les sels de peroxyde, et, par suite, les dépôts réussissent mal, même dans un sel de protoxyde pur, dès que l'électrolyse se produit depuis un temps un peu long; enfin, si l'on emploie un courant trop intense, les dépôts de fer, de cobalt et de nickel ont une grande tendance à se déchirer, par suite d'une contraction excessive que le métal éprouve alors en se déposant.
En outre, le nickel électrolytique obtenu avec des courants un peu trop intenses absorbe jusqu'à deux cents fois son vo-
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lume d'hydrogène et ne peut, dans ces conditions, se déposer avec la cohérence nécessaire.
L'absorption de Thydrogène est accompagnée d'un dégagement de chaleur considérable; par suite, la contraction subie par le dépôt croît en môme temps qu'il devient plus aigre, ce qui rend les déchirures inévitables.
Le zinc se dépose aisément des solutions pures de sulfate ou de chlorure de zinc en un beau dépôt d'un blanc d*argeDt qui exerce une traction souvent considérable sur le moule sous-jacent. 11 faut éviter avec soin la présence, dans la liqueur, de métaux plus oxydables, qui empêcheraient le zIdc de se déposer.
On sait que les métaux alcalins ont été découverts par l'électrolyse et qu'on a encore recours à la même opération pour préparer des quantités notables de certains métaux alcalinoterreux. Enlin Télectrolyse de sels d'alumine fondus tend de plus en plus à se substituer aux procédés métallurgiques de H. Sainte-Claire Deville pour la production industrielle de l'aluminium. Le traitement éleclrolytique de divers minéraux tels que les sulfures de cuivre, par exemple, tend aussi à s'introduire dans les pratiques de la métallurgie.
Signalons encore l'application de l'électrolyse à l'analyso chiniiciue quantitative. On sait que dans un mélange de seb (le même acide et tant ([ue riiiten>ilé du courant demeure iniërieurc à une certaine limite, un seul des métaux, généralement celui dont la mise on liberté exige la nioindiv dépense d'énergie, se dépose à rexclusion des autres. On peul ainsi, par un réglage convenable de la force électrumolrice il de la résistance dans un circuit contenant la dissolution cuni- |)lc\e à analyser, lecueillir successivement et doser les diver^ métaux que cette dissolution contient. On commence déjii à exploiter élecli'olytiquement le plomb arsénieux ou argeulifère pour en extraire, avec le moins de frais possible, le métal |)i'écieux associé au plomb.
l^ourphisdedolails, nousrenvorrons le lecteur auxOuvrages spéciaux. Nous ajouterons d'ailleurs que les conditions théori(}ues d'où dépend la cohériMice des dépôts métalliques ik* sont encore (pie très imparlaiteujent connues.
LIGNES TÉLÉGRAPHIQUES. i5V