fOOO.QSo.8Q6.IOO o
^ ■- — 3,267.10' ergs.
Ce nombre, comparé aux meilleures déterminations de Joule, paraît un peu trop fort; l'écart de ^*^ environ doit sans doute être attribué à une évaluation trop basse de la correction due au refroidissement.
VÏ8
Dis AIMANTS.
oscouTiûirs DES coBRUTs utouns DUS ïïix Bosm ouran.
— Dans ce qui précède, nous avons admis (p. j'-O o; rêsutlat (les expériences de Dove, t\tie l'inleiposiliuit d nue sptrals "tirerte ne modilie (tas l'înilucliou exercise pur un cliarop niaRiiélique sur une bobine Tcrnire. On auraÎL lort d'en cùol'IuTC qu'une spirale ouverte soumise 4 l'indiiriion n'esl Ift siège d'aocni) pbénomènB spéciul. Voici les principales tlon' nées <|ue l'on possède aoluellcinent sur ce sujet délicat t peu connu.
Si les deux extréiuilûs d'une spirale induite sonl eu rel»> tton avec les deux armatures d'utt vondeusaleur, et qu'o tiMvre brusquement le circuit inducteur, le condeitsateur M «Jiarge puis se décbar^e à travers la bobine, qui devient la siège d'un i:ouranl oscillatoire.
Les forces électromulriccs d'induclioii agissent donctnémtt quand ta bobine induite est ouverte; elles ont pour ( d'aroeiier des masses électriques libres nui deui ettrûmîlél du fil induit, comme si le circuit extérieur était fermé. 1 ces masses, reçues par le condensaleur, rli^vploppeut uiM force électroRiotrice inverse de celles qui déterminent l'induction: ilès quf celte fnrco éli>clroinol>'ice inverse dumiue* file donne lieu à un mou vemeiitélecliiq ne inverse du premier.
Il n'est m^me pas nécessaire d'avoir recours au condensateur, dont l'elTct n'est que d'accroître la capacité des extrémilél du 111 induit. Le mi^mr mt-canisme entre en jeu quand lei extrémités de ce lil sont libres; la période seule des oscillalions, dont on constate expérimentalement l'existence, s Irouve modifiée par lu suppression du condcnsaleur.
■..es oscillalious dans le circuit induit ont été découverte par M. von llelmliollz ( ' ) et étudiées par M M. Ulaserna (=) Iterastein l») et Mouton ('). M. Uernsleiu fermaîL le ciw inducteur par le moyen d'une roue établissant un cotùll
Cl IIelmholtz. Monalaberiebfe dr.r Brrl. Akad., 1H71.
(') Hlaberna. Siil sviluppo e In dwnla ifellc cormnti d'indu»! l'klcrox, iH-ja; Archives da Sciaiuxt phytitfU^ et nalur^l**j nouffll i*ri«, U XSJtVIlI. p. 3î8; iS-o.
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(') KoDTON. Stade expérimentale iiir le' phi-nom^iif' rt'indaetion Ai Irodjnamigae. Tlièse àf Doctoral, 1B78,
OSCILLATIONS DES COURANTS INDUITS. aSg
«le ï^îî à xAt' ^^ seconde à cliaque l'ûvolutîon. La même roue, au boul d'un certain temps après l'ouverture du circuit iuducteur, Terniait sur uu galvanomètre et pendant un temps très court le circuit induit ouvert juscgue-là. On observait le signe ei la grandeur de l'impulsion gai va nom étriqué produite. \^Jlg. i5i représente la disposition employée. Les godets ii rnercorc a, a sont en relation avec le circuit inducteur. La liobine induite communique d'une part avec le levier e porté sur la roue tournante, d'autre pari avec le fil/ : lu durée du
coiiiaa en / n'est qu'une Taible partie de celle de la i!ermc- Itire du circuit inducteur prodnite en a, a par deux pointes en communication métallique entre elles, portées par un second bras de la roue. Une vis inicrométrique V permet de déplacer de quautités très faibles le fil /, pour observer l'éiat du circuit induit à diverses périodes. LaJî^. i55, dans laquelle on a pris pour abscisses les temps écoulés depuis la fermeture du circuit inducteur et pour ordounées les impulsions galvanométriques , représente les expériences de M. B&rnstein. Dans une des eipériences, la durée des oscillaliona est eu mojenne de j^^ de seconde : la première oscillation dure plus longtemps.
Iternslein a aussi QssayC- de réunir les points /' et t (/r^'. i54) par une dérivation, de sorte que le circuit induit rcsie toujours fermé et que le galvanomètre est traversé sculemenl par uuc {k-rivalion à chaque tour de roue. Ici les impulsions gnlvanomé(ri(pios ont toulcs été de même sens.
flflr-
mais elles présentent des maxima et des niinima. M. voii IlelmlioUz avait déjà constaté ces dernières oscillations eu employant comme appareil sensible les nerfs et les muscles d'une grenouille récemment préparée.
Enfin M. Uerusieiii a nus^i étudié l'élut de b bobine induc- Iricc peu après l'oiivcrlure du ciicfiil, et il a constaté l'existence (l'oscillalions. peu inipoiliuiles quand la boliinc inductrice n'a qu'un poLll nombre de tours, mais de plus en plu^ accusées a mesure qu'elle en contient davantage. Le caiticlèro de CCS oscillations csl le même sur le circuit inducteur et sur le circuit induit.
Les rechci'clies de M. Mouton ont été poursuivies à l'aiilid'un appareil très perfeclionné dont la pièce essentielle e$l un disjoncteur cotisiriiil par MM. Brimncr et représenté par Icsjif,'. i56, iS; et i58. La roue A ferme et interrompt le circuit inducteur par le mo3'en d'un lilel excentrique n{Jig. iSSi qui vient à chaque révolution frotter contre une pièce en bronze b laillée eu couteau. Les roues B, B, identiques entre elles (y/^. i50),éiablibseni,àraideducouleau/(y'^.iâ8),portc
OSCILLATIONS DES COURANTS INDUITS. iji
parut] long ressort, et de la vis ^, la communicalion desexlrémilés du fd induit avec les deux couples de quadrants d'un électromèire de Thomson, de telle sorte que la bobine induite reste toujours ouverte, et qu'on mesure les différences de
Fie- '-'6.
potentiel des fils extrêmes îi des inlcrvalles connus après la rupture du circuit inducteur. Lavismicroinétrique c{/<^. i58) sert à déplacer le couteau b, tandis que les autres parties de l'appareil restent fixes : l'instant où le contact /g se produit
est donc à volonté écarté on rapproché de celui de la rupture du courant inducteur.
M. Mouton a constaté qu'une différence de potentiel s'accuse aux deux extrémités dn fil induit en un temps moindre T>c i-ëotTTï à^ seconde après la rupture lUi courant induc- J, et B-, IV, 3'. Mmants. — (',* éi}., 1RR9.) ili
leur. Celle dilTércncc de potentiel est de sens tel que, si le deux extrémités du fil induit étaient réunies, elle doDoenit lieu au courant induit direct ordinaire ; elle va en croissuli
Fig. l'o».
atteint un maximum, puis change de signe, atteint un nooveau maximum en sens contraire et continue à oscilleril> part et d'autre du zéro. Les temps qui séparent deuxrii" consécutifs sont rigoureusement égaux, à l'exception '^
premier qui est plus lonf;. Ces temps difTércnt suivant les bobines induites employées, mais, dans les limites oii a opéré M. Mouton, sonl indépendants du nombre des spires
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la bobine inductrice. Avec Tune des bobines induites qui it i386o tours, la durée de Ja première période était de ^1^ de seconde, et celle des périodes suivantes de loo^^o^ ôTôWô ^^ seconde. Quand on change l'intensité du cou-
I inducteur, les aires / Edty où E représente la différence
potentiel à un instant quelconque, 6 la durée de la prere période, sont exactement proportionnelles à l'intensité le courant. La /ig. iSq représente exactement le résultat Tune des expériences de M. Mouton. Cette courbe est struiteen prenant pour abscisses les temps et pour ordons les différences de potentiel. Le nombre des oscillations sans doute infini; mais la limite de précision des appareils permet d'en constater qu'un cerlain nombre. M. Moulon
II en compter plus de 3o.