RUPTURE D'UN CIRCUIT
Il faudrait donc employer environ 4ooo éléments de Volta pour obtenir une étincelle à i"*" de distance.
Or, si Ton vient à rompre le circuit d'une pile môme d'un très petit nombre d'éléments, on obtient toujours une étincelle. On peut la rendre très apparente en terminant Tun des conducteurs par une lime sur laquelle on promène Textrémilé de Tautre conducteur. Si le circuit comprend une bobine, c'est-à-dire s'il possède un coefficient de self-induction un peu considérable, l'élincelle devient plus vive et plus bruyante. Plus le coefficient de self-induction est grand, plus ces effets s'exagèrent.
Cette simple expérience établit que la force éleclromotrice entre les extrémités de conducteurs qu'on sépare brusquement atteint une valeur supérieure à la force électromotrice de la pile contenue dans le circuit. Il est difficile d'analyser exactement les conditions de cette expérience. Toutefois, on remarquera que la force éleclromotrice d'induction est, à un moment quelconque,
or on peut imaginer que la rupture s'accomplisse assez
vile pour que r- devienne supérieur à toute quantité
donnée. Comme la résistance 11 du circuit fermé par l'étincelle est très grande par rapport à celle r du circuit primitif, la quantité d'électricité totale de l'exlra-courant
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sera beaucoup plus petilc que -^ > mais, en môme temps
qu'elle diminuera do plus en plus, il pourra se faire que la valeur maximum de l'intensité variable
a46 LES AIMANTS.
prenne une valeur quelconque, par exennple beaucoup plus
grande que J*inlensilé normale - du courant ininterrompu.
L'effet galvanométrique de Textra-couranl pourra diminuer au point de devenir presque négligeable, et cependant cet extra-courant se montrera très actif pour tous les effets qui dépendent surtout de la valeur maximum de Tintensité, par exemple les commotions communiquées aux muscles vivants.
COURAIT muR SE RUPTUBE. — dutérevce l'Errer ks mz
SORTES DE GOURAHTS HDUITS. — Les mêmes observations s'appliquent au courant induit de rupture. La force électromotrice correspondante a pour valeur, à un instant donné,
et peut devenir plus grande que toute valeur assignable.
Supposons d'abord que le circuit induit est fermé sur une résistance R' fixe. La quantité totale d'électricité qu1l transporte
est entièrement déterminée, indépendamment des circonstances de la rupture, et il en est de même de son effet galvanométrique; mais la valeur maximum de l'intensité dépend au contraire essentiellement de ces circonstances: elle peut être très supérieure à rinlensilé normale du courant inducteur : on peut donc se placer dans des conditions telles que le courant induit produise des commoiions violentes sur les muscles vivants, etc.
Si l'on compare le courant induit de rupture v<'ourant direct) au courant induit de fermeture i, courant inverse), on reconnaît, comme Texpérience nous l'a appris, qu'ils transportent des quantités d'électricité égales et de signe contnirr
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— .y > — .r. et que, par suite, leurs effets galvanoaiélriques
inverses sont équivalents. Il n'en est pas de même des effets qui dépendent de l'intensité maximum. Nous avons analvsê