INFLUENCE MAGNÉTIQUE
qu'on récarte de raimant, les éléments dont il est formé se détachent les uns des autres et ne manifestent plus d*attraction réciproque.
Une fois celte idée émise, il est aisé de la vérifier. Suspendons un morceau de fer doux BA' {fig* 178) au-dessus d'un support recouvert de limaille et à une petite distance de celle-ci ; puis approchons de la partie supérieure B le pôle A d'un aimant. Avant même que le contact se fasse entre A et B, la limaille sera soulevée et attirée par A' où elle se suspendra comme si BA' était aimanté.
Pour varier la même expérience, nous pourrons {fig. 179), après le contact de A avec B, approcher de A un petit morceau de fer /w ; il y adhérera, et nous pourrons en soutenir un grand nombre si nous ^ avons soin de les prendre de moins en moins lourds. Nous réalisons ainsi une chaîne d'aimants qui nous expliquent fort bien la chaîne des parcelles de limaille que nous avons d'abord décrite.
On peut d'ailleurs reconnaître la nature des pôles dans les
aimants ainsi juxtaposés; nous n'avons qu'à approcher de
i*exlrémité A' une petite aiguille aimantée AB {fig- 180): son
P^le boréal, attiré par l'extrémité A de l'aimant, sera attiré
^ussi par l'extrémité A'. Nous devons donc admettre que le
*^orceau de fer BA' présente un pôle boréal au pôle austral
"^l'aimant A, et un pôle austral à l'extrémité opposée. Il en
^*t de même d'un deuxième morceau de fer placé à la suite
^^A', etc. L'aimantation du fer développée par influence
^\ donc dans le sens de la force magnétique exercée par
^'ct^ant influençant.
'^^ms la théorie des fluides magnétiques, on admettait que
. ^»*doux contient une quantité indéfinie de fluide magné-
"^^^ neutre, formé par la réunion de quantités équivalentes
^c nriagnétisme austral et boréal; que ce fluide boréal est
^^^i»*^ par le fluide austral, et le fluide austral repoussé jus-
qu'à ce que leurs actions, inverses de celle de Taimant influençant, fassent équilibre à celles-ci en tous les points intérieurs i
Fig. 179.
la masse du fer doux. Cette théorie était, on le voit, calqaée sur celle de Tinfluence électrique.
CAS DE L'AGŒR. — FORGE GOERGITIVE. — Le fer doux n*est pas la seule substance capable de s*aimanter par influence. Un morceau d*acier trempé placé dans un champ magnétique suffisamment énergique s'aimante aussi cl, ce qui est particulièrement digne de remarque, demeure aimanté quand on supprime le champ qui a produit l'aimantation : ce n'est même qu'à la faveur de cotte propriété de l'acier que l'on a pu préparer des aimants permanents artificiels.
L'élude des procédés d'aimantation va nous montrer qu'il n'y a aucune différence essontiello entre l'influence exercée sur le fer et l'acier, si ce n'est le pouvoir qu'a cette dernière substance de conserver une partie plus appréciable du magnétisme qu'on lui a communiqué.
Pour rendre compte de la conservation du magnétisme induit. Coulomb admettait que l'acier possède un pouvoir coercitif, ou défaut d'élasticité magnétique, qui s'oppose à la production de l'aimantation non encore développée, ou à la perte de l'aimantation acquise. On peut comparer l'effet du