‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 19 sur 138 · C.\J^T^^M^^^le · texte numérisé non relu

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: remarquer d'abord que ces résultats vérinent que nous venons de formuler, c'est-à-dire qu'il r deux coelticients de dilatation, l'un à volume re à pression constante, que pour tous les gaz ibies le premier est plus petit que le second, et ie présente pour l'hydrogène, qui se comprime oi de Mariette ne l'indique, eau précédent met en évidence un fait encore t : c'est que la dilatation des divers gaz est inéil plus considérable que leur compressibilité est

D faut donc

FiR. 3î.

■ d'abord chargé ces deux ballons avec de l'aîr k mercure soit réglé à deux repères a et a' placés tau. Quand on chauffera à T°, il faudra, pour ramure aux mêmes repères, établir entre les deux

io4 THERMOMÊTRIE. - DILATATIONS.

branches une différence de hauteur h pour le premier baDon el h pour le second. On aura les deux équations

ce qu'on peut écrire

V I \ /V i-hA-T I \ ,„, .,

Il est clair que, si les repères ont été choisis de telle sorte que

-- = -> la hauteur h sera égale kh', et qu'on ramènerai

la fois les deux niveaux aux deux repères avec un même excès de pression h — h'. On détermina dès lors les repères par cette condition, puis on fil Texpérience et Ton vil qu'en effet les deux niveaux revenaient en mêmctemps en a et en a'. Les choses étant ainsi réglées, on conserva de l'air dans Tun des ballons, maison chargea Tautre avec de l'acide sulfureux, et Ton trouva que la pression nécessaire pour faire remonter le mercure en a dans l'air était moindre que celle qui le ramenait en a' dans l'acide sulfureux. Cette expérience différentielle prouve sans contestation possible que l'air est moins dilatable que l'acide sulfureux.

DILATATION SOUS DES PRESSIONS DUTÉRENTES ( « ] . — Après ces expériences il ne restait plus rien des lois autrefois admises, si ce n'est celle que l'on doit à Davy. Il fallait donc savoir si elle est exacte ou non, c'est-à-dire chercher si les dilatations des gaz sont indépendantes de leur pression. Cela n'était plus probable, et nous allons voir que cela n'est pas vrai. Pour le dé-

(*) Mémoires de l'Jcadémie, t. XXI, et Relation des expériences, etc., t. I^i p. 9O.

io5

ontrer, M. Regnault continua de suivre la deuxième et la oisième méthode; seulement il employait des manomètres lus élevés et il enfermait le gaz dans le réservoir sous des ressions plus hautes ou plus basses que celle de l'atmosphère. 1 mesura la dilatation à volume et à pression constants, et voici îs résultats qu*il a trouvés :

Dilatation à volume constant.

Pressloni àxéro.

mm 109,72

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