C A AC
Iode o,o54ia 7^9,75 4i,7o3
Brome solide 0,08482 4^» îo 4i,wo
Phosphore 0,1887 196,14 37,01!
Charbon (>) 0,4589 76,44 35,078
Aluminium o,ai8i 170,98 37,190
Manganèse 0,1217 3*5, 00 39,55o
Tungstène o,o3342 ii5o,oo 38,i3o
Moyenne 4o,i65
On voit par ce tableau que les produits de la chaleur spéch fique par Téquivalent de tous les corps simples sont, à uneocepiion près, compris entre 37 et 4^, et, bien qu'ils ne soient|Ni identiques, ils sont néanmoins assez rapprochés les uns des autres pour qu'on doive admettre comme exacte la loi q« nous avons énoncée. On concevra aisément que Ton nej»»' vait espérer un accord plus satisfaisant, si d'une part on COBsidère qu'il est difficile de préparer des corps purs, et si Foi se rappelle d'un autre côté que la chaleur spécifique inoyentt des substances change avec leur état moléculaire et avec bs limites de température entre lesquelles on la détermine. Pwr qu'une relation mathématiquement exacte pût être constaiée entre les équivalents, qui sont immuables, et les capacités q« sont soumises à des causes de variation si nombreuses, il fa»" drail évidemment qu'on pût amener toutes les substances! m état physique identique; mais cela est absolument impossilfc On approche de cet étal en les prenant solides et assez loinde leur point de fusion pour que les capacités moyennes soienli peu près constantes; mais on n'évite point les perturbations q» viennent de l'état moléculaire : par exemple, le soufre ne satisfait à la loi précédente que lorsqu'il a été récemment fondHi et le charbon qu'à très-haute température.
Outre cela la loi n'est satisfaite que si Ton prend, pour équivalents des corps, ceux qui sont indiqués dans la deuxièmecolonne du tableau ci-dessus, et qui sont bien ceux que la pltt-
(*) La chaleur spécifique iiiiliquce est celle donnée pour le chtrbonàS'^ par M. Wcbcr.
CHAI^URS SPËCnaQUES DES SOUDES ET DES UQUIDES. i5*
L des chimistes désignent aujourd'hui sous le nom de poids miques. Le carbone, le bore et le silicium, qui faisaient exlîon à cette loi, y sont rentrés depuis les recherches de ¥eber sur la chaleur spécifique de ces corps à haute tempéire, et Ton peut dire désormais que la loi de Dulong et Petit générale, et doit être admise, en attribuant les divergences : perturbations qui affectent les chaleurs spécifiques.
n HE HEDHAn. — En étudiant des sulfates SO» RO, M. Neu-
in ( * ) trouva que les produits des chaleurs spécifiques par
équivalents de ces composés demeurent constants quand
remplace une base par une autre. Il montra de même que
lialeur atomique est constante pour les carbonates CO^RO,
ts qu'elle a des valeurs différentes pour les sels formés avec
; acides différents. Celte élude fui reprise et celte loi fut
léralisée par M. Regnault ( ^ j.
1 examina d'abord des alliages métalliques formés directe-
nt en proportions atomiques. Si nous désignons par A, A',
, . . . les équivalents des métaux qui constituent Talliage
isidéré, par /i, /i', /i", ... les nombres de ces équivalents
nbinés, /lA -h /l'A'-h /i"A" + . . . sera la formule chimique
/iA-+-«'A'-+-/i"A''-f- . .
compose, et ; :, sera ce que nous
(Dînerons son équivalent moyen, M. Regnault trouva que le >duit de cet équivalent moyen par la chaleur spécifique est >roximativement égal à 4o comme pour les corps simples, utefois celte loi ne se justifie que si les alliages observés it loin de leur point de fusion ; elle ne se maintient pas quand commencent à se ramollir entre les températures où on les te pour déterminer leurs capacités (s). Cela était évident, squ'en éprouvant une fusion partielle ils absorbent de la char latente.
) NtUMAinc, Annales de Poggendorff, t. XXIII, p. i. ) Regnaclt, Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. I", p. lag. ) Par exemple, pour les amalgames et pour les alliages fusibles de bismuth, in et de plomb, tels que Bi'Sn'Pb. Le produit AC devient alors beaucoup fort. L'amalgame HgSn a donné AC = 73,97.
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