AB ~ AB' AB
il est égal au produit du grossissement de l'objectif et du grossissement -de l'oculaire.
Pour le mesurer, on place sous le microscope AB [fig, 389) une règle B divisée en centièmes de millimètre, dont l'image grossie vient se réfléchir en A, sur une glace inclinée, de sorte qu'on la voit en C, dans la direc-
tion OC. En même temps, on place en C une autre règle, divisée en millimètres, que Ton voit à Foeil nu à travers la glace. On trouve alors que
m centièmes de millimètre de B, grossis G fois, Fig. 389. occupent l'étendue de n millimètres de C, d'où
, c'est la valeur
c/ ZA/
nt - 1 . /^ 100/?
— - G = /2, OU bien G = • — 100 m
du grossissement linéaire total.
Pour avoir séparément le grossissement g ùq l'objectif, on place l'œil en A, de manière à voir directement l'image grossie du micromèlre B; en même temps, on introduit au foyer de l'oculaire, entre A et B, un second micromètre, qui n'est grossi que par l'oculaire. Si m' divisions de B, grossies g fois par l'objectif, coïncident avec n* divisions du se-
n' cond micromètre, on aura m' g — n\ ou bien g =
Connaissant g, on
aura le grossissemenl total G, en multipliant g par le grossissement de Toculaire.
Pour avoir la grandeur absolue d'un objet très-petit, on le met sur le micromètre B du porte-objet, et Ton compte les divisions qu'il couvre } ou bien on le compare au micromètre placé au foyer, et Ton divise le nombre des divisions quHl couvre par le grossissement g.
GLilTi. — - On peut se demander si les objets perdent ou ^gneiit de l'édat étant regardés avec une lunette. Le calcul montre que, touteé les fois que Tanneau oculaire est plus grand que la pupille, Tédat de rfmàge est ^al à celui de l'objet. Les quantités totales de lumière que rd)jet envoie à l'œil, directement ou par la lunette, sont donc proportionnelles aux surfaces apparentes de l'objet et de Timage : elles sont dans le rapport du grossissement superficiel.
Si l'anneau oculaire est plus petit que la pupille, ce qui arrive lorsqu'on &it usage d'un très-fort grossissement, l'éclat de l'image diminue, il devient inférieur à celui de Tobjet. En prenant 3 millimètres pour le diamètre de la pupille, on trouve que l'anneau oculaire est égal à la pupille pour un objectif de 5 centimètres avec un grossissement linéaire de i5 fois, pour un objectif de 10 centimètres avec 3o fois, pour un objectif de i mètre avec 3oo fois. Si la pupille n'a que 2 millimètres, les mêmes objectifs supportent des grossissements de 25, 5o et 5oo fois respectivement, sans que l'éclat diminue. Quand on dépasse cette limite, on voit s'affaiblir l'édat de tous les objets qui ont une étendue apparente. H n'en est pas de même des étoiles. Comme elles ne grossissent point dans la lunette, le seul effet de celle-ci est d*augmenter la lumière totale dans le rapport des surfaces de la pupille et de l'objectif. D'autre part, l'éclat général du ciel diminue,
la.
et, pour une double raison, l'étoile paraît plus brillaote. Conséquent ment il faut observer avec dea grossissemenis excessifs quand on veut découvrir des étoiles faibles, avec des grossissements modérés si l'on veut étudier les délails d'objets étendus qui ne sont pas à l'infini et qui sont peu éclairés.