‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 4)Chapitre 9 sur 55 · I -h Ut · texte numérisé non relu

I -h Ut

On connaît dt, qui est la dilatation absolue du mercure; on vient de mesurer A/, sa dilatation apparente ; on pourra donc calculer la dilatation du verre kt pour toutes les températures /, /', /" auxquelles on a opéré. On peut simplifier la relation précédente en écrivant

ou approximativement, en remarquant que le terme A*, A/ est assez petit pour être négligé,

kt = â, — A,.

Ce qui veut dire que la dilatation du verre est la différence entre les dilatations absolues et apparentes du mercure.

Cette manière de mesurer la dilatation du verre est trèsprécieuse. Nous verrons, en effet, que pour obtenir avec exactitude les dilatations des gaz ou leur densité, et en général pour traiter les diverses questions où la chaleur intervient comme cause perturbatrice, il est nécessaire de connaître à toutes les températures la capacité des vases que l'on emploie.

DILATATION. 4i

Pour cela on commencera par en faire des thermomètres à poids, et par déterminer directement leur dilatation sans la déduire d'expériences faites sur d'autres échantillons qui ne leur seraient point comparables.

DILâTATIOH GUBiaUE DES SOLIDES.— Dulong et Petit ont essayé d'employer le même procédé pour mesurer la dilatation des autres solides; ils avaient même construit dans cette intention un thermomètre à poids dont l'enveloppe était en fer; mais ils ont abandonné cette méthode pour un moyen plus simple. Ils enfermaient les solides qu'ils voulaient étudier dans un tube en verre dont ils faisaient ensuite un thermomètre à poids {Jig. 3o5). Pour le fer et le platine, ils ne prenaient d'autres

Fig. 3o5.

précautions que de les façonner en tiges dont ils garnissaient les extrémités avec des cales A, B, qui empêchaient tout ballottement et prévenaient les ruptures; et pour opérer avec des métaux attaquables par le mercure, ils en oxydaient la surface au feu ou la couvraient d'un vernis. Dans tous les cas ils mesuraient le poids p et la densité d à zéro des tiges métalliques avant de les enfermer dans le tube; ils remplissaient avec du mercure l'espace resté vide dans l'appareil, et, opérant en tout point comme pour le thermomètre à poids ordinaire, ils pesatent le poids p' et />" du mercure contenu à zéro et de celui qui s'échappait par la pointe quand on portait ensuite le tube à une température de i degrés. On peut maintenant exprimer qu'à zéro la capacité du verre est égale à la somme des volumes du solide et du mercure qu'il contient, et qu'à t degrés la différence entre la somme des volumes dilatés et la capacité du vase est égale au volume du mercure expulsé; on a ainsi

£ (, 4- a-,) + ^' (1 + ô,) - (I + ^) (« + A-,) = ^' (i + ao,

relation qui permet de calculer la dilatation x, du métal, en

4a CHAPITRE II.

fonction des valeurs de d, et de kt qui ont été déterminées par les expériences qui précèdent. Voici quelques-uns des résultats obtenus. La première colonne contient les températures mesurées par le thermomètre à air, et Ton a inscrit en regard les températures correspondantes qui seraient marquées par des thermomètres fondés sur la dilatation de chacune des substances étudiées.

Diaprés Dulong et Petit,

THIMIOlltTRB

air.

lOO

3oo

à poids.

MIRCURB.

CoefOdent.

64itt

eaoo

Température.

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