‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 124 sur 185 · II · texte numérisé non relu

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2 Ad -H cosa)

Si, au lieu de se terminer par une arête rectiligne, la masse ou la goutte de mercure se termine par un cercle de rayon R' très grand, les résultats qui précèdent sont très sensiblement applicables et l'épaisseur de la goutte est encore représentée par réqualion (i r). Ce résultat a été vérifié expérimentalement par Ed. Desains (*) et par M. Quincke (*).

ME8UBE DE L'ANfiLE DE BACGORDEMENT D'UH LiaUIDE ET D'UN

SOLIDE. — Les formules (7) et (n) fournissent une méthode pour déterminer l'angle de raccordement d'un liquide et d'un

(*) Ed. Desains, Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. LI, p. 385; 1857.

(') Quincke, Ann, de Pogg,^ t. CXXXV, p. 621, et l. CXXXIX, p. 5

4o* PHYSIQUE MOLÉCULAIRE.

solide. Supposons qu'il s'agisse du mercure : on mesurera la dépression z qu'il éprouve contre une paroi verticale de verre et l'épaisseur e d'une très grosse goutte du même liquide posée sur un plan de verre :

2A(i — sina) — >

/a A ( 1 -hcosa)

Ces deux équations déterminent A et a.

Le même calcul permet de déterminer l'épaisseur d'une bulle d'air formée au-dessous d'une plaque de verre dans un liquide; l'angle de raccordement est alors celui qui correspond au liquide, et il faut encore prendre le signe + devant le radical.

Pour le mercure et le verre, Ed. Desains (') a trouvé ez=3™°*,492 pour une goutte de 9*^^,9 de diamètre el z =i:i»%5i. Il en résulterait pour A étales valeurs

Poisson (*) avait trouvé, d'après les observations de Gay- Lussac,

cxi=45«3o'.

Enfin, les expériences de Danger, calculées par Bravais ('). donnent

On le voit, ces diverses expériences, qui ont fourni desva-

( • ) Ed. Desains, Annales de Chimie et de Physique, 3« série, t. U p. 44^*

( 2 ) Poisson, Nouvelle théorie de l'action capillaire.

(') Bravais, Annales de Chimie et de Physique, 3« série, t. V, p. 19^'

ADHÉSION DES DISQUES MOUILLÉS. 4t*

leurs de A assez concordantes, donnent des valeurs de a très notablement différentes.

D'après M. Quincke ( * ), l'angle de raccordement du mercure et du verre ne serait pas rigoureusement constant, mais changerait progressivement, même dans le vide, c'est-à-dire indépendamment de toute altération chimique de la surface. Nous verrons plus tard que les constantes capillaires du mercure changent avec l'état électrique des surfaces de contact : peutêtre ne faut-il pas chercher ailleurs la raison du désaccord que nous constatons ici.

Dans les Tables qui servent à la réduction des observations barométriques, on fait en général le calcul pour diverses valeurs de la flèche du ménisque ou, ce qui revient au même, pour diverses valeurs de l'angle de raccordement. Chaque observateur devra employer celui de ces angles qui convient au mercure de son baromètre. Bravais (*) a reconnu que cet angle ne varie pas d'une manière sensible dans un même instrument.

ADHÉSION DES DISttUES MOUILLÉS. — Si l'on fait adhérer un disque de verre à la surface d'un liquide {fig. 3o), qu'on le soutienne horizontalement au plateau d'une balance et qu'on le soulève ensuite par des poids placés de l'autre côté, on voit l'eau s'élever avec lui comme sous le piston d'une pompe. Coupons le liquide soulevé {fig- 3i) par un plan AB mené à une hauteur h au-dessus du niveau extérieur; la pression devra être en tous les points de ce plan égale à la pression au niveau général diminuée de ^gh\ la surface capillaire est concave, et a pour équation

Quand on augmente les poids, le liquide se creuse de plus

(*) Quincke, Annales de Chimie et de Physique ^ 3» série, t. LV, p. 227; 1859. Ce physicien indique aussi pour la constante A du mercure, une valeur beaucoup plus grande que celles que nous indiquons ici {voir p. 27*).

(') Bravais, Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. V.

en plus vers le haut et bientôt se sépare, laissant une large goutte adhérente au disque.

Le poids du liquide soulevé à un moment donné est égal au poids P qui tire le plateau; il est aussi égal à la résultante

Fig. 3o.

des tensions superficielles sur le contour 271/* de la ligne de contact. Soit a Tangle du plan tangent à la surface du liquide en C avec le plan CD; on a, pour déterminer ex, la relation

2 Tir A sina=: P, P

sina =

Interposons une goutte d'eau entre deux disques très larges {/ig. 3i) : elle s'étale entre eux et les fait adhérer l'un à l'autre. Nous supposerons que la quantité d'eau est telle qu'elle rem-

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