‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 81 sur 185 · EFFET DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

EFFET DE LA TEMPÉRATURE

le cas particulier et unique que ce gaz réalise, le rapport,^ J^

se montre constamment plus petit que l'unité et diminue progressivement quand la pression augmente : cela veut dire que V| est toujours supérieur au volume calculé, que Thydrogène s'écarte aussi de la loi de Mariolte, mais qu'il a une compressibilité moindre et que cette compressibilité décroît à mesure que l'on presse davantage.

Pour résumer ces résultats, on peut se représenter un gaz fictif, que nous appellerons g*az /?ar/a/^, offrant une compressibilité exactement conforme à la loi de Mariotte, et, ce cas hypothétique étant admis comme limite^ on trouve que l'azote, l'air, l'oxygène, l'acide carbonique, etc., possèdent, dans les limites des expériences de Regnault, des compressibilités d'autant plus supérieures qu'ils sont plus aisément liquéfiables; l'hydrogène seul présente une compressibilité moindre et décroissante. La loi de Mariotte est donc une loi limite dont les divers corps gazeux s'approchent ou s'éloignent, soit en plus, soit en moins, suivant leur nature, suivant les pressions initiales qu'ils possèdent et suivant leur température.

EFFET DE LA TEMPÉRATURE. — Regnault n'a pas effectué d'expériences sur la compressibilité des gaz à haute température; mais de l'ensemble de ses recherches sur la compressibilité des gaz à o"* et sur leur dilatation par la chaleur (* ), ainsi que sur la densité des gaz (^), on peut déduire des conséquences relatives à leur compressibilité à 100°. C'est ce qu'a fait notamment M. Schrôder van den Kolk (3).

{^^ Relation des expériences, etc., t. I, p. iSg et i48. (') lbid,y p. 32961439.

') ScHROBDER VAN DEN KoLK, Annales de Poggendorff, t. CXVI, p. 4^7? e* CXXVI, p. 433; 1862-66.

Soient

les formules qui expriment la loi de la compressibilité d'un gaz à 0° et à loo**. Le coefficient moyen de dilatation a sous le volume constant V entre 0® et

Ce savant a représenté la compressibilité des gaz à ioo**par des formules d'interpolation analogues à celles que Regnauh a calculées pour la température de o*. Il a cru pouvoir établir: I® que la loi de compressibilité de l'hydrogène est la même à ioo« qu'à o°; 2" que Tair à ioo<> s'écarte légèrement de la loi de Mariotte dans le même sens qu'à 0°; 3<» que l'acide carbonique à ioo<* s'écarte encore très notablement de la loi de Mariotte, même pour des pressions voisines de la pression at-

100° est, par définition,

/.(V)-/(V) lOo/^V)

On peut donc le caJcuIer au moyen des relations (i), et, réciproquement, si l'on connaît la loi de compressibilité à o** et une série de valeurs de a, on pourra trouver la loi de la compressibilité à 100**.

Les Tableaux itliivants contiennent les valeurs de a calculées en admettant que la loi de Mariotte s'applique à l'air et à Tacide carbonique à loo**, et en se servant, pour la température de 0°, des formules de compressibilité de Re- (rnault :

AIR ATMOSPUÉRIQl'E.

Pressions P„.

observé.

0,36760 I o,368oo i 0,36894 0,37091

calcalc.

ACIDE CARBONIQl'E.

Pressions Pq.

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