‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 134 sur 260 · SO' ^ 2 HO · texte numérisé non relu

SO' ^ 2 HO

SO' r- 3 HO

SO'-t- 4 HO

SO't- 5 ho

SO» r 6 HO

SO' r lOHO

iD,8

'Vl i3,6

COVPRESSIBILITÉ.

O ,oooo3o6 ao6 aaq 3ai a63 a6o

i3o PHYSIQUE MOLÉCULAIRE.

remarquera que le coefficient de compressibilii n'est point un nombre constant : il diminue pr la température s'élève; il augmente, au co' cool, rélheretle chloroforme. On remarq le coefficient x est de plus en plus grand ( niers liquides sont soumis à des pressi^ fortes. Ce fait a élé signalé pour la prer pretz; il signifie qu'en général lacomp^ portionnelle à la pression et qu'elle es ment complexe de la température et

te

iiii du li-

.i\ ruidier, est

iion avec un ma-

ii'it'. Toute augmenta-

icti l'ait baisser le niveau

il.- <luns l'appareil, et Ton me-

t l;i cumpressibililé apparente-

M.iir; la désignons par c. Il est clair

.{iiclle est la somme de la diminution

lie volume éprouvée par le liquide

et de l'agrandissement de capacitif

,ir connaître celle-là il faudrait mesurer

.1 plongeant le piézomètre tout entier dans ;^^ i-eHipli d'eau et communiquant à Textérieur iiitoiuélrique correcteur. Tout agrandissement tv refoule l'eau extérieure, la fait monter dans

^f stuNtTS de FAcadémic des Sciences, l. LXVUI, p 1 36^.

EXPÉRIENCES DE M. JAMÎN. i33

le tube et se mesure par ce déplacement que l'on observe et que nous appellerons c'.

On évite les changemenls de température en plongeant le tout dans une grande cuve à eau dont la capacité égale environ 1"'; pour éviter les changements de pression, si minimes qu'ils soient, de l'eau qui enveloppe le piézomêlre on avait eu soin de recourber horizontalement le tube correcteur.

La difTérence c — c' représente évidemment la compressibîlilé réelle : on reconnut qu'elle est proportionnelle à la pression.

Voici une série de résultats déduits d'expériences dans lesijuelles la pression varie de ["" à lo»"" :

EoiidisUIléc li" o.ooooJS?

Alcool o o,oooo835

Alcool li 0,0000911

Élher o 0,00010g

Éther ij o.uooiaS •

Sulfure du carbone 1 i o,oooo635

Mercure li 0,00000187

On peut remorquer que le coefficient 0,00000187 trouvé pour le mercure diffère notablement du toefficienl 0,000002^ que M. Grassi a obtenu en se servant de la méthode de M. Renault, tandis que pour les autres liquides beaucoup plus compressibles l'accord le plus complet existe entre les nombres précédents et ceux de M. Grassi. Celle différence provieal de ce que. le coefficient de compressibililé du mercure étant, irês-petit, la moindre erreur dans la mesure de la correcllon due au changement de volume du piézomêlre a une influence considérable sur le coefficient vrai, tandis que pour les autres, la compressibilité étant plu^ grande, cette cause d'erreur se Tait moin? sentir.

On sait que la dilatation des liquides va en augmentant à mesure que leur température s'élève, et qu'elle devient sensiblement égale à celle des gaz lorsqu'ils atteignent la température de leur ébullilion. On a mesuré le coetllcieal de compressibililé à des pressions trés-faibles, supérieures de o",! seulement .T la tension maximum des liquides employés : on n'a reconnu

i34 PHYSIQUE MOLÉCULAIRE.

aucun changement dans la valeur des coefficients de compressibilité (<).

(*) Il convient encore de signaler des expériences, faites par M. Cailletet, à de très liantes pressions, à l'aide des appareils qui lui ont servi dans ses recherches sur la loi de Mariette (Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t, LXXV, p. 77). Le Tableau suivant contient le résultat de ses expériences ; elles ne sont pas corrigées de l'effet de la compressibilîté du verre du piézométre et, par suite, ne représentent que des compressibilités apparentes. Les valeurs des pressions ne sont qu'approximatives.

LIQCIDI.

Eau distillée privée d'air.

Sulfure de carbone

Alcool fi

Huile de pétrole

Essence de pétrole

Éther

Acide sulfureux

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