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Les valeurs de p varient d'un métal à un autre, du simple au centuple et au delà, et, pour un même métal étiré ou recuit, du
(*) WuTBEiM, Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. XII, p. 385.
LIMITES DE LÉLASTIClîK. 187
simple au quadruple ei au décuple. Pour des tractions supérieures lip, on observe des allongements permanents croissant d'après une loi complexe ; ils varient en outre suivant la durée de la charge, suivant que le fil est au repos ou anime de vibralions longitudinales, etc., etc. L'effet temporaire produit par une faible cliarge n'est cependant que très-peu modifié par les allongements permanents que le fil peut avoir déjà subis.
a" Compression. — M. Tresca ( ' ) a soumis les métaux les plus durs à l'action de pressions énormes dans des capacités fermées â 'parois très-résistantes, munies d'orifices librement ouverts. Dans ces conditions, il a vu le métal former à chaque orifice un Jet ou boyau rappelant par sa forme extciieure, soit une goutte liquide attachée ii un orifice, soit une veine d'écoulement. Pour étudier déplus près les déformations permanentes qui se produisent dans ces circonstances, M. Tresca a formé le bloc à comprimer de plusieurs parties s'adaptant exactemeul les unes aux autres, par exemple de lames superposées ou de cvlindrcs concentriques s'emboUant exactement. Il a ensuite scié longiiudinalemenl le jet et reconnu sur la surface de séparation, soigneusement polie, la forme affectée par les sui^ faces de jonction. Par exempte, dans le cas de lames de plomb parallèles entre elles et au plan de l'orifice, il a vu toutes les lames s'amincir, se creuser au-dessus de l'orifice et pénétrer individuellement dans le jet à une profondeur plus ou moins considérable; chacune d'elles présente ainsi (/ig-. çjoj une surface de révolution composée d'une partie sensiblement plane, d'une partie à peu près cylindrique et d'une calotte terminale.
M. Tresca a étendu ses recherches à la plupart des actions mécaniques auxquelles les métaux usuels sont soumis, et vérifié surabondamment à cet égard la loi suivante, qu'on peut considérer comme intuitive : Les pressions se transmettent d'autant mieux à rtnlérieur des solides qu'elles sont plut considérables; elles provoquent un écoulement de la matière dans les directions où les obstacles opposés à l 'action méianique déformalrice sont les plus faibles. .4insî le fer
^«< ->uu;>^ ii marteau, et la pièce martelée s'élend dans le -vu» .wï-umI au choc; ainsi le métal TuU sous le tranchant du "iM4 L-i touruit un copeau qui s'enroule sur lui-même pir
Fig. go.
suite de l'excès de matière reroulée par l'écoulement sur S) race en contact avec l'ouiil, etc.
3" Torsion.— Des recherches analogues à celles de M. Tresci exigent une installation coûteuse et des moyens d'action difficiles à réunir; de plus, leur discussion soulève les problème^ les plus compliqués de l'Analyse mathématique. Au contraire< les lois de la torsion permanente ont pu être étudiées pardes moyens à la portée de tous : nous y insisterons particulière-