ISOLA .\TS
Soie.
Diamant.
Mica.
Verre.
Jais.
Cire.
Huiles fixes.
Essence de térébenlliine.
Sulfure de carbone.
Gulta-|)ercha.
Soufre.
liés i nés.
Ambre.
Gomme la(]ue.
Ces notions sur la conduclibililé des corps vont nous co duire à quelques conséquences. Si nous louchons avec la ma ou avec un conducteur communiquant au sol un point d'i corps électrisê, ce point cède, sous la forme d'une étincell rélectricitc qu'il avait, elle chemine le long du conduit qui I est offert et arrive dans le sol où elle se distribue; là elle ces d'être sensible, puisqu'elle se répand sur Timmense élendi (le la terre : c'est pour cette raison que l'on donne à la terre n(Mn do réservoir commun. C'est en établissant cette comm nication (|ue l'on enlève l'électricité des points que l'on loucl cl (ju'on les ramène à l'état naturel, et c'est ce qu'on appel les (Icv/targer.
ÔEUX ESPÈCES D'Ér.ECTRICETÉ. 33
Mais les effets observés dans celle expérience sont essentiellemeiii différents, suivant que le corps èlectrisé que l'on touche est conducteur ou non. S'il ne l'est pas, on ne prend l'éleclricité qu'aux points eux-m^mes sur lesquels se fait le contact, et les autres ne se déchargentpas; aussi l'étincelle qui jaillit est-elle à peine perceptible. Quand, au contraire, le corps èlectrisé est conducteur, il suffit de loucher un de ses points pour lui unlever la totalité de son électricité et le ramener â l'état naturel dans toutes ses parties; alors l'élincelle est allongée et jaillit avec un bruit sec semblable à celui d'un coup de fouet. C'est en utilisant ces propriétés isolantes et conductrices que l'on parvient à transmettre et à retenir sur les appareils réieclrii.ilé dont on veut étudier l'effet. Si l'on veut donner de l't'-Ieciricilé à un corps, on le joint aux appareils qui la produisent par des tiges ou des chaînes de métal, et, pour \'y maintenir après l'y avoir amenée, on le soutient sur des supports qui ne la conduisent pas; ces supports sont habituellement des pieds (le verre vernis à la gomme laque ou des cordons de soie attaches au plafond. Il faut encore se prémunir contre une autre cause de déperdition électrique qui vient trop fréquemiDent annuler les résultats : l'air est un corps isolant, quand il 4^sl sec; mais il cesse de l'être s'il est humide, et, dans ce cas, toute manifestation électrique disparaît rapidement. Outre cela, comme les isoloirs de verre sont hygrométriques, ils se couvrent de viipeur condensée pendant les temps humides et ils cessent du retenir réiectricité : d'où vient la nécessité de chauffer les appareils, de frotter les supports avec des éloCfes sècliées au feu et souvent d'enfermer les conducteurs dans des cloches de verre où l'on dépose des substances desséchantes. Après Hvoîr indiqué ces régies pratiques, nous pouvons coniîiiuer l'étude des propriétés électriques.
BUTUCnOR DES DEUX £8P£GE8 &'£L£GTBlClti. — Il nou^ faut d'ftbord revenir sur le phénomène de l'attraction des corps lé(!;ers, pour l'analyser plus complètement. Suspendons à un support en verre A {Ji^. G] une balle conductrice de moelle de sureau par riniermédiaire d'un fil de soie très fin qui produit un isolement complet, puis faisons-la loucher par un bâion
J. el h., Élfclrlcilé tlntiju^. — I, 3' fi.»r. 1
électrisé quelconque. Après le contact, la balle aura reçu de rélectrîcité par communication, absolument comme la corde de chanvre en avait pris au tube de verre frotté dans Teipérience de Gray, et» puisque cette b^lle est isolée par le fil de soie, elle va garder celle électricité; on peut s'en assurer d'ailleurs en lui présentant de la sciure de bois qu'elle attirera. Une fois que Ton aura constaté qu'elle est réellement électrisée, on approchera de nouveau le bâton : le pendule sera repoussé très énergiquement, et cette répulsion durera tant qu'il restera
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sur chacun des deux corps une quantité suffisante d'éieclricilé. Celle expérience peut se faire et réussit également bien aver des cylindres de verre, de soufre, de cire, d'ambre, elc, ei l'on peut dire généralement que deux corps chargés d'une éleclricilé, qui a été donnée par communication de l'un à l'autre, se repoussent muiuellement.
Prenons malnlenanl deux bàlons, l'un de verre, l'autre de résine, électrisés lousdeux par le moyen d'une élolTede laine: commençons par loucher le pendule avec le verre, el, le laissant ensuite dans Ttlal éleclrique que ce conlact lui donne, approchons altcrnalivcmenl de lui tanlôl le verre, lanlôl la résine : il sera repoussé par le premier, ce que nous savon? (h^jà par l'expérience précédente; mais il sera aitii*é par k second. Inversement, ce même pendule, s'il a primilivemeni