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EXPÉRIENCES DE M. GORDON

si Ton vient à rapprocher le plateau A du plateau B à l'aide de la vis micrométrique V, ou,, ce qui revient au même, si l'on interpose entre A et B une lame isolante K, Téquilibre est rompu et Télectromètre dévie.

Pour déterminer le pouvoir inducteur spécifique d'une lame d'épaisseur connue ^,il suffit de déterminer de quelle quantité / i! faut faire reculer la vis V pour ramener au zéro Télectromètre, quand il a été dévié par Tintroduction de la lame isolante. En désignant par K le pouvoir inducteur spécifique,

on a ^ = /, d'où Ton tire K.

Pour réduire au minimum la durée de la charge, M. Gordon a eu l'idée de prendre comme sources / et ^ les deux pôles d'une bobine d'induction dont les tensions changent de signe un très grand nombre de fois par seconde (* j. Le sens de la déviation de l'aiguille de l'électromètre ne dépend pas du sens de la charge du système ACF; par suite, on observera toujours une déviation tant que la compensation ne sera pas rigoureuse, et la pénétration des charges à travers l'isolant sera absolument évitée, puisqu'on peut réduire la durée qui sépare deux inversions à îô^oo de seconde.

Le Tableau suivant résume les résultats des principales expériences à courte durée :

(*) Dans \9ijfg. 4^t M roprésento un commutateur qui permet de renTerter lontea les communications pour Térificr Ias mesures. Les signes marqués sur la figure supposant le commutateur tourné de telle sorte que A et F commu- DiqiMal avec 1' et G avec 1.

J. et B., Électricité statique, ^ 1. 3* fasc. i3

8UMTA3ICE.

Verre.

POWfOlB tpédflqne.

Paraffine.

3,87 2,83 à 3,21 2,58 ( 2,00 Gomme laque \ 2,90 à 3,73

Soufre.

Rétine.,

Ébonite.

Gomme S noire

élaitique ( vuleaniaée.. .

Gutla-percba

Composé de Chatterton.

«»7Î a,5tS

NOM d« l'expértaMiteteBr.

Gordon.

Gibum et Barclay (').

Roltzmann.

Wûllner (•).

Gordon.

Faraday.

Boltimaiin.

WûUner.

Gordon.

Faraday.

Wûllner.

Gordon.

Bottzmann.

Boltimann.

Wûllner.

Gordon.

Gordon.

Gordon.

Gordon.

Gordon.

MOTESIXS

On remarquera que les nombres fournis par divers expérimentateurs dififèrent en général beaucoup, ce qu'il faut certainement attribuer moins à Timperfection des méthodes qu'à la variabilité du pouvoir inducteur spécifique. Les corp qui isolent le mieux sont souvent très-mal définis au point de vue chimique, soit que, comme le soufre, ils se présentent sous un grand nombre d'états allotropiques toujours plus ou moins mêlés dans les échantillons que Ton étudie, soit que, comme la gutta-percha ou Tébonite, ils aient été soumis i une préparation chimique et mécanique variable d*un échaotillon à un autre.

On possède peu de mesures du pouvoir inducteur spéd-

(*) Philosophical transactions, 1871, p. 673.

(') Sittungsbtrichte der Kônigt, Bayer, Ak,^ 1B77, p. t.

MÉTHODES ÉLBGTROMÉTRIQUES DB COULOMB, au

procher k vofenté, de manière à modifier la sensiblIHé de rinstrument. Un microscope L à éclielle divisée permet de reconnaître et de comparer entre elles les plos petites déviations de la feuille; un commutateur sert à intervertir à volonté les communications de la pile et par suite le sens de la déviation : on obtient ainsi une très-bonne mesure par un couple d*observations.

Fonr graduer réfectromètre de Hankel, on chargie la feuille d'or par le pèle positif d'une pile constante dont on fait varier le nombre d'éléments ( ^ et dont le pôle négatif est au sol. On constate que, dans des limites assez étendues, la déviation de la feuille d'or est proportionnelle à son potentiel; au delà, les déviations croissent plus rapidement. Un potentiel égal à la mfllième partie de celui du pôle positif d'un élément Daniell dont le pôle négatif est au sol suffit à produire une déviation appréciable de la feuille.

M. RigM (>) a adapté à l'électroscope à piles sèches une disposition analogue à celle de Télectromètre de Hankel.

■tnOBIS ÉllcnMiiTlIilll U MIMMB. — Coulomb a em* ploj^é deux méthodes de mesures électrométriques que nous avons décrites précédemment, la méthode de la balance et celle des oscillations. L'une et l'autre pourraient être employées à la mesure absolue des potentiels.

1*" Balance de \Coulomb. — Pour mesurer au moyen de la balance le potentiel V d'une source constante d'électricité, on commencera par déterminer en milligrammes la force qu'il faut appliqua à I extrémité du levier mobile de la balance pour tordre le fil d'un certain angle. On remplacera le disque de clinquant par une boule égale à la boule fixe, puis on chargera séparément les deux boules en les mettant en relation avec la source : elles prendront des charges m égales. Il faut que leur distance d soit assez grande, par rapport à leur rayon r, pour

(*) Nom terrons plut tard (t. IV) comment on peut déposer l'appareil pour produire, à Taide d'un élément Daniell par exemple, des potentiels et la féoflle d'or aussi faibles que Ton roodra.

(*) Rma, Jourtml de Pl^siquMy t, IV, p. 376; 1875.

ou sensiblement

On vérifie par des expériences de ce genre que l'excès du pouvoir inducteur spécifique d*un même gaz sur Tunité estproportionnel à la pression, c'est-à-dire à la densité du gaz, et Ton calcule ensuite sans peine la valeur du pouvoir inducteur spécifique rapporté à la pression normale. M. Boltzmann a trouvé ainsi les valeurs consignées dans le Tableau suivant; nous y joignons celles que MM. Ayrton et Perry (< ] ont obtenues par une méthode différente, pour laquelle nous renverrons le lecteur aux sources originales :

NATCRB DU GAZ.

) pocvoia isfDUCTfin sriaFtocs 1 ( le ponrolr Indnctonr •péclttqm d« l'air Mt prit poar «allé)

d'après M. Boltzmann

' — 1 d'après MM. ÀTrtoB et Penr.

Acide carbonique

i,ooo356

Hydroffène

Oxyde de carbone

Protoxvdo d'azote

Bicarbure d'hvdroRène

Protocarbure d'hydrogène

Gaz d'éclairage

Acide sulfureux

Vide

Ces nombres sont très peu différents de Tunité; mais 00 remarquera que la densité normale de Tair est 773 fois plo> faible que celle de Feau. Imaginons que la proportionnalité de Texcès du pouvoir inducteur spécifique à la densité se maintienne jusqu'à une pression telle que I air ait la densité df Teau : son pouvoir inducteur serait alors 1,4^» c*est-à-dirf

(') AtktO!! et PfiiRT, Mémoire lu devant U Soetélé atiâlkiiM du Japoa, if 18 ittU 1877.

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