‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 230 sur 260 · MACHINES A FROTTEMENT · texte numérisé non relu

MACHINES A FROTTEMENT

qui est due à Van Marum (') {fig. 69). L'axe de roUUon GAB est très-allongé, il supporte le plateau à l'une de ses extrémités B où il est garni de gomme laque, et on l'équilibre à l'autre bout par an contre-poids C. Les coussins £ et £* sont isolés sur des pieds de verre ; mais on peut, ou maintenir cet isolement, ou le supprimer au moyen d'un arc métallique DD', qui est relié

FJB. 69.

au sol par son support, et qui, pouvant tourner en A, se place, ou dans un plan vertical, ou horizontalement jusqu'à toucher )M coussins. Le conducteur FGP, qui est toujours isolé, peut lui-même être placé dans une position verticale en Tace du verre, ou horizontale en contact avec les coussins. Cette macfaiae fonctionne de deux manières : i* on fait communiquer les coussins au sol par l'arc DIV et l'on met verticalement le conducteur FF; alors celui-ci se charge positivement, comme

(' ) VlH HiRIV, Deuxièma et

■ ttei acférU

aai ÉLECTKICITÉ STATIQUE,

rement d'une feuille d'étain, est en communication avec le 9ol par son armaiure extiirieure, tandis que son armature intérieure est reliée avec un reproducteur (on en voit la tige en /), qui permet d'y établir un potentiel Vo constant et assez élevé. Une jauge J sert à reconnaître que cette condition est réalisée. Les quadrants a, b, c, tl sont reliés par les ressorts i aux bornes

extérieures r et r , que I on met en communication avec les corps dont on veut mesurer la difTerence de potentiel

La déviation de I aiguille ttant tr s-faible doit être mesurée avec beaucoup de précision A cet eiTet, le Ql métallique rigide qui soutient l'aiguille supporte un miroir concave très-léger o; au centre de courbure de ce miroir on place une fente lumineuse dont l'image réelle, formée par le miroir, vient se peindre

THÉORIE DES MACHINES A FROTTEMENT. 333 roDS une seule : la suppression des pointes. On peut, en effet, rameoerle plateau d'une machine électrique à l'état neutre en le faisant flrotter contre un corps conducteur, à la surrace duquel l'électricité du plateau s'écoule d'elle-même. Le Boy avaitdéjà disposé, d'après cette observation, une machine trèsaoalogueà celle que H. Winter construit aujourd'hui et qui est représentée par la ^g-. ^a. Un double anneau de bois embrasse

rie. T>.

le plateau et communique avec un anneau creux beaucoup plus grand rempli de fils de fer et sur lequel se répand l'électrlcllé positive. Les coussins C de cette machine sont en relation avec un conducteur isolé, comme dans la machine de Naime.

- En indiquant le jeu de la machine de Ramsden, nous nous sommes bornés à quelques considérations générales qui ne suffisent à déterminer ni le potentiel maximum que peut atteindre le conducteur, ni le

2^6 ËLBCTRICITË STATIQUE.

L'instrument est complété par quelques dispositions accessoires qui en simplifient le réglage et la mise en expérience.

Nous renverrons au Tome IV la description de Télectromètre capillaire de M. Lippmann (*), appareil d'une sensibilité extrême et d'un emploi particulièrement commode pour la mesure des forces électromotrices, mais dontTétude serait ici prématurée.

(') Lippmann, Thèse de doctorat, Paris, 1875; voir aussi Ann, de Chimie et de Physique, 5* série, t. V, p. 494»

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