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CHAPITRE XIII

DÉCHARGE DISRUPTIVE.

Effets généraux des décharges électriques. — Fusion et volatilisation des métaux. — Inflammation des corps combustibles et des mélanges détonants. — Décompositions chimiques produites par la décharge. — Effets mécaniques des décharges électriques. — Effets physiologiques.

De la décharge dans les gaz. — Aigrettes. — Étincelles. — Influence de la pression. — Cas des gaz très-raréGés. — Spectre de Tétincelle. — - Chaleur développée par Tétincelle. -- Sa température. — - Différence de potentiel nécessaire pour produire Tétincelle. — Non-conductibilité du vide. — Durée de l'étincelle.

EFFETS GÉNÉRAUX DES DÉCHARGES ÉLECTRIQUES

Après avoir mesuré, comme nous Favons fait dans le Chapitre précédent, l'énergie totale d'une décharge qui se transforme intégralement en chaleur à travers des conducteurs, il nous reste à décrire, et à étudier, tout au moins qualitativement, les effets variés que la décharge électrique peut produire. Beaucoup d'entre eux sont encore trop mal connus pour qu'on puisse essayer avec quelque profit d'en faire une théorie générale; nous nous bornerons à classer les faits principaux, sans nous préoccuper outre mesure d'établir entre eux un lien logique définitif.

rUSIOH ET T0LATIU8ATI0I DES MÉTAUX. — Quand le circuit conducteur ne comprend, outre l'excitateur, qu'un fil court et mince ou une feuille métallique de très faible épaisseur, l'étincelle devient très bruyante, et la chaleur dégagée dans le fil ou la feuille peut suffire pour la fondre ou la volatiliser. On répète à cet égard dans les Cours les expériences suivantes. Des fils métalliques de diverse nature et de très faible

!m64 électricité statique.

même charge que précédemment. II trouva que 9 et 0' sont indépendants de la longueur et en raison inverse de la quatrième puissance du diamètre d des fils échauflfés; d^où il suit

que a est égal à -r- et que Ton a

3® M. Riess ayant toujours placé dans son thermomètre des fils de platine, on ne peut induire de ces expériences si b change, toutes choses égales d'ailleurs, avec la conductibilité du métal.

4® Mais b dépend du circuit total qui joint les deux armatures. Mesurons 6 et calculons b quand la résistance de ce circuit est quelconque et égale à R, puis ajoutons extérieurement en /', entre les branches de Fexcitateur, un fil dont la longueur, le diamètre et la conductibilité soient X, d et c; sa résistance est

-4:— et celle du circuit devient R' :

Tio^c \ ttR d^y \ 0- / '

b s*est changé en 6', et Texpérience prouve que Ton a

elle a augmenté dans le rapport de i + ^ à i . D*un autre côté,

pi

Par conséquent, le coefficient b est en raison inverse de U résistance totale du circuit ou égal à -|7- 9 m étant une nouvelle constante; on a donc

LOIS DES dUAITITÉS DE CHALEUR. — On peut maintenant calculer la quantité de chaleur q développée dans le fil du ther*

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