‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 249 sur 260 · FÎ · texte numérisé non relu

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à son intérieur et présentant tous leurs pointes du même coté: dans ce dernier cas, la décharge passe plus facilement à travers les tubes de la pointe à la base des entonnoirs que dau^ la direction opposée.

DURÉE DE L'ÉTHIGELLE. — La durée et même la nature de l'étincelle dépendent de la résistance interpolaire. l'Quandceiic résistance est très grande, par exemple quand on interpose une

(*) Gaigaix, Comptes rriitiu^ des séttnvcs de l'.-trttdcniie des Hvietuff, l. M. I». .')j«).

(') PoGUENDORKF, Atinales de Chimie et de P/tjsi'jue, V svrit». t. XH p. '|Si.

DURÉE DE L'ÉTINCELLE. agS

colonne d*eaudans le circuit d'une batterie^ la décharge est intermittente, comme on peut s*en convaincre à Taide d'un miroir tournant dans lequel on regarde Timage de la décharge : les premières étincelles sont d'abord équidistantes, puis elles s*écartent de plus en plus. 2** Quand on diminue la résistance, les étincelles se rapprochent et enfin la décharge devient continue; pour une certaine résistance, sa durée est minimum. 3® Quand on emploie des résistances très faibles, la décharge devient oscillante, c'est-à-dire qu'elle part alternativement des deux électrodes; on voit dans le miroir tournant deux rangées parallèles de points lumineux, séparées par un intervalle relativement obscur : les points supérieurs et inférieurs ne coïncident pas. La résistance limite au-dessous de laquelle commence la décharge oscillante ne parait pas dépendre de la distance explosive, c'est-à-dire de la différence des potentiels, mais seulement deHa capacité de la batterie : elle est en raison inverse de la racine carrée de celte capacité. Ces divers résultats sont dus à M. Feddersen ( * ).

Quand la décharge est continue, sa durée est toujours extrêmement faible. MM. Cazin et Lucas (^) ont étudié les diverses circonstances q ui la font varier. A cet effet, ils observaient la lueur de l'étincelle à travers un disque de mica sur lequel se trouvent cent quatre-vingts traits transparents : ce disque tourne derrière un disque opaque fixe, portant seulement six traits transparents qui forment vernier avec les traits du disque mobile. Un trait transparent arrive à chaque rotation successive en coïncidence avec l'un quelconque des traits du vernier, et produit six coïncidences; les cent quatre-vingts traits en produisent 1080 à chaque rotation. £n donnant au disque une vitesse suffisante on peut obtenir un nombre de coïncidences extrêmement grand, soit par exemple 100000 par seconde. Lne lueur dont la durée est inférieure à ttf^^oôô ^^ seconde n'éclairera en général aucune coïncidence, et pourra en éclairer une au plus; si elle est

( • ) FcDUUisE!!, ^**gg' Ann., l. CIII, p. Gy, et .-innales de Chimie et de Phy» iique^ 3* ftcrie, t. LIV, p. ^35, et l. LXIX, p. 17.S. (*) Li'cAS et Cazi.x, Annales de Chimie et de Physique ^ \* tèrie, t. XXVI,

agô ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

comprise entre tôo'ôôïï ^^ TïïTfWif ^^ seconde, elle en éclairera une et parfois deux, et ainsi de suiie. Le Calcul des probabilités permet de lever rindctermination à la condition de faire un grand nombre d'observations successives : c'est ce qu'ont fait MM. Lucas et Cazin; on consultera leur Mémoire avec profil. Les durées qu'ils ont observées dans des conditions très variées sont comprises entre 7 et i)o millionièmes de seconde.

SOURCES DIVERSES D ÉLECTRICITÉ. 297

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