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ATTRACTION MOLÉCULAIRE

elles ne sont pas planes. Pour s'en rendre compte il n'y a pas lieu de faire Intervenir la pression atmosphérique, car la présence de l'air modifie très-peu ces phénomènes, et déjii les académiciens de Florence (< ) avaient établi que les ascensions capillaires se produisent même dans le vide.

FÎR. 5.

On reconnatt que ni l'épaisseur plus ou moins grande des parois des tubes, ni leur forme générale n'ont d'influence sur les phénomènes capillaires. L'ascension ou la dépression ne dépendeni que de la nalure des surfaces en contact au point précis où s'arrête le liquide et du diamètre du tube dans la région infiniment voisine.

SnOTHÈSE DE L'ATTEiCTIOll aOlÉCOLUBE. — Tels sont, dans leurs caractères généraux, les phénomènes que Laplace [')

[') POCCWDOWI'. Geichichle dtr Phyùli, p. Sig.

C; CUinul (TArariB dt la Jigiire de la Terre) tentait déjk il'iaterpréter lat

i4 PHYSIQUE MOLËCULAIRE.

D*aprèsce qui précède, on peut.assimiler une surface liquide dont la constante capillaire est A à une membrane soumise en tous ses points à une tension égale à A par unité de longueur.

L^idée d'assimiler une surface liquide à une membrane tendue est déjà fort ancienne. Dès 1751, Segner(*) observait qu'une goutte de mercure posée sur un plan de verre est sphérique et qu'elle résiste à toute déformation comme le ferait un petit ballon gonflé d'air. En iBoS, Young(3) considère les ménisques capillaires comme des surfaces élastiques, ce qui revient à faire usage de la formule de Laplace que nous démontrerons ultérieurement. Plus tard, Lamarle (' ) et surtout Athanase Dupré (^ ] ont donné à la théorie capillaire, fondée sur la notion de la tension superflcielle des liquides, un très-large développement. Entre autres choses, on doit à Athanase Dupré des expériences qui mettent en évidence les effets de la tension superficielle et permettent, jusqu'à un certain point, d'en déterminer la grandeur. ^

EFFETS DE LA TENSION SUPERnCIELLE. — SA MESURE DIBBGTE.—

I® L'une des parois CD d'un vase rectangulaire ABCD [fig. 12),

très-pou profond, est mobile autour de son arèie inférieure C; celle paroi métallique et Irès-niince est maintenue dans une position inclinée en dehors par un fil tendu DE et une cale C. On verse de Teau dans le vase de manière à amener la surface au niveau supérieur de la lame qui doit être mouillée partout. Dans ces conditions, la pression hydrostatique tend à

( * ) Seg.nkr, De figuris superftcierum fluidorum.

(*) YoL'XG, An essay on the cohésion of fluids (Phil. Trans., i8o5). ( • ) Lamarle, Mémoires de L'Académie rqy aie de Belgique^ l. XXXV et XXXVI . ( * ) DupRL, Théorie mécanique de la chaleur, et Annales de Chimie et de Physique, 4* série.

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