‹ Cours de physique de le̓́cole polytechniqueChapitre 1 sur 34 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

BACHELIER, IMPRIMEUR-LIBRAIRë

DX L'icOLE POLYTECHNIQUE,^ ETC.,

QUAI DES AUGUSTiNSy N"" 55.

IMI^O COLLEGE UBRARY DEQIMHDFUMD

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Le Mttl objet de ce Cours est d'offrir le résumé des leçons de physique &ites à TÉcoIe Polytechni* ifttd^ Il ae distiiigue^ par le titre et la forme, d'un tnàté complet, qui, considérant la science dans toute aon étendue, devrait comprendre l'histoire de ses découvertes, die ses appKcations» et citer tous les savana dont les travaux ont plus ou moins aeoé*

léré ses progrès.

U s'agissait de renfermer dans un cadre très li<* mîlé Vexpoaé des phénomènes principaux et des

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lois fondamentales de la physique^ de telle sorte que des élèves destinés à diriger des constructions et l'emploi des matériaux, ou à travailler aux progrès difes arts mécaniques et chimiques, pussent y . trouver les notions indispensables pour leurs autres études, et les connaissances nécessaires à leurs missions futures. Ce but spécial paraît avoir été parfaitement compris par les deux savans illustres qui ont successivement professé la physique à l'École Polytechnique, et dont les travaux ont si puissamment ^contribué à rétendre et en même temps à la simplifier.

MM. Petit et Dulong ont constamment cherché^ à dégager l'enseignement de ces théories incertaines et métaphysiques, de ces hypothèses vagues et désormais stériles, qui composaient presque toute la science avant que l'art de l'expérience fût assez perfectionné pour lui servir de guide certain. Leurs admirables travaux sur la thermométrie et les lois du refroidissement, ont complètement reconstruit la théorie physique de la chaleur , en créant des instrumens précis et comparables, et en présentant une base irrécusable aux raisonnemens mathémaftiqufes. Ils sont ainsi parvenus, danshn ordre de recherches

( iij ) incomparablement plus difficile que tout autre, à des lois générales , qui par leur certitude et leur fécondité ne le cèdent en rien aux plus belles lois de l'acoustique et de la himière» dont la découverte est due en grande partie à la perfection de nos organes, et à la précision géométrique des instrumens dont ils empruntent le secours. On pouvait concevoir dès lors qu'il serait possible un jour de faire consister l'enseignement de la physique dans le seul exposé des procédés d'expérience et d'observation conduis -sant aux lois des phénomènes' naturels, sans qu'il fut nécessaire d'énoncer aucune hypothèse prématurée , et souvent nuisible , sur la cause primitive de ces phénomènes. C'est à cet état positif et rationnel qu'il importe de ramener la science.

Tels paraissent avoir été l'oËjet pratique et le caractère philosophique des cours que MM. Petit et Dulong ont faits à l'École Polytechnique. Char|[é de» puis trois ans d'occuper la chaire illustrée par ces deux savans professeurs , ce n'est qu'en essayant de

reproduire leurs leçons que j'ai pu remplir la tâche

difficile qui m'était confiée. Convaincu que le mode de leur enseignemcînt est le seul qui convienne à l'avenir de la science, j'ai cherché à m'en rappro-

. ( iv ) cher le plus qu'il m'a été posnbie. Le cours qu# je puhbe aujourd'hui n'est donc qu'une œatrre d'kiiî- ^ tation , et «on but sera atteint û je ne me «uis f^as- Irop éloigné des modèbs que }e voulais «uîvre.

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