‹ Cours de physiqueChapitre 55 sur 173 · RÉSUMÉ PE LA NEUVIEME LE G ON · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ PE LA NEUVIEME LE G ON

Dans la dernière séance , nous avons démontré la loi suivant laquelle variait un volume d’air soumis à des pressions déterminées. Nous avons vu que le volume était toujours en raison inverse de la pression, ou , en d’autres termes, que la densité était proportionnelle à la pression. Nous avons dit qu’on pouvait encore, en considérant toujours la même masse d’air, exprimer la loi en disant que le produit de la force élastique, ou de la pression par le volume, est constant. Ainsi, lorsque le volume a été réduit à la moitié, ce volume, multiplié par la pression devenue deux fois plus forte, est égal au volume primitif multiplié par la pression que l’air supportait alors.

Nous avons vu que cette loi de la compressibilité des fluides, appelée Loi de Mariotte , s’étendait au cas où, au lieu de comprimer l’air, on le dilatait. L’expérience a été faite sur une échelle assez grande pour qu’on puisse généraliser ce résultat et l’étendre à des compressions très fortes. Les expériences de MM. Dulong et Arago ont été faites sous des pressions de vingt-quatre à vingt-cinq atmosphères; et la diminution de volume de l’air a constamment eu lieu suivant la loi que nous avons énoncée.

Nous avons dit que lorsqu’on opérait sur des gaz qui pouvaient changer d’état par la pression, la loi ne restait plus constante, près du moment où les fluides devaient changer.

Hors ce cas on peut regarder les fluides élastiques, tels que l’air atmosphérique , l’azote, l’oxigène et l’hydrogène, comme présentant la loi dont nous venons de parler.

Je remarque ici en passant que lorsque nous aurons à parler de pressions considérables, nous nous servirons souvent, pour abréger, du mot atmosphère. C’est un mot qu’on

emploie pour les machines à feu. Lorsqu’on dit, par exemple* qu’une machine a une force de deux, de trois, de quatre at-1 inosphéres, il faut entendre par là que le fluide employé pour faire agir la machine a une force élastique telle qu’elle fait équilibre à deux, à trois, à quatre atmosphères.

Nous avons fait voir qu’on devait considérer les molécules des fluides élastiques comme des ressorts. Or les ressorts agissent avec une force beaucoup plus grande, comme ressorts qu’en vertu de leur propre poids. Si, par exemple, on voulait fermer un ressort d’une force convenable comme dans ■le dynamomètre de Renier, il faudrait un effort considérable pour fair p!oyf ~" lames d’une certaine quantité. Il en est de même pok^-Jr, il agit comme ressort beaucoup plus qu’il ne pourrait agir par son propre poids. Nous pourrons donc donner cette définition des fluides élastiques , en disant que ce sont des corps qui peuvent exercer dans les vases qui les contiennent une pression beaucoup plus grande que leur poids; ce qui nous servira à rendre plus palpables certains phénomènes dont nous aurons à parler par la suite.

Page 1