GAZOMÈTRES
Soit, fig. i3, la coupe d’un gazomètre AB, suspendu par une chaîne qui s’enroule sur une poulie. Le gazomètre repose sur une grande cuve d’eau, du fond de laquelle s’élève un tuyau vertical T, qui vient s’ouvrir au-dessus du niveau de l’eau. C’est par ce tuyau que le gaz s’écoule, pour ensuite parcourir les diverses rues que l’on doit éclairer. Je suppose que le niveau se trouve à une petite distance de l’orifice du tuyau, et qu’on vienne à soulever le gazomètre; en soulevant le gazomètre ,on va nécessairement soulever en meme temps la colonne d’eau que le gazomètre renferme; car l’air qui se trouve dans la partie E en se dilatant, va, d’après la loi de Mariotie, perdre de son ressort. Or la pression extérieure est restée la même ; par conséquent la colonne d’eau va s’élever d’une certaine quantité pour compenser la perte d’élasticité de l’air intérieur; il peut même arriver que l’eau se soulève au point qu’elle vienne au-dessus de l’orifice du tube T , et dès l’instant que cela a lieu , l’eau se précipite dans ce tube , et la citerne se vide. Il faut, pour éviter un aussi grave inconvénient, avoir l’attention que l’orifice du tube se trouve toujours au-dessus du niveau de l’eau de la citerne.