‹ Cours de physiqueChapitre 90 sur 173 · RÉSUMÉ DE LA QUATORZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA QUATORZIÈME LEÇON

Nous nous sommes occupés dans la dernière séance de la construction et delà graduation du thermomètre. Nous avons défini le thermomètre centigrade fig. i, et le thermomètre de Réaumur fig. 2.

Enfin il y a une troisième échelle qu’il faut connaître également, c’est celle des Anglais, fig. 3. Elle est construite de la manière suivante. Supposez qu’on ait également déterminé un point dans la glace fondante, et qu’au lieu de marquer zéro, on ait marqué 02 ; qu’ensuite on ait déterminé un point à l’eau bouillante, et qu’au lieu de marquer 100 ou 80, on ait marqué 212.

Vous me direz : Pourquoi ces nombres qui paraissent n’avoir de rapport avec rien? C’est que Farenheit, lorsqu’il fit son thermomètre, avait pris, pour déterminer le point zéro, un froid très considérable qui avait lieu à Dantzig, et qu’il avait reproduit en faisant un mélange de sel ammoniac et de neige, qui, parleur action chimique, se fondent et produisent du froid. Ainsi le zéro de Farenheit se trouve à 32 degrés au-dessous du point qui correspond au zéro du thermomètre centigrade et du thermomètre de Réaumur.

Si donc nous voulions comparer le nombre des degrés de l’échelle de Farenheit au nombre des degrés des deux autres échelles, à partir d’un même point, nous retrancherions 32 de 212, et il resterait alors, pour l’étendue de l’échelle de Farenheit, 180 degrés. On tire de là un moyen facile de graduer le thermomètre de Farenheit. Il suffit de prendre l’espace compris entre le point de la glace fondante et celui de l’ébullition de l’eau , de diviser cet espace en 180, et de prolonger l’échelle en-dessous de manière qu’on ait 32 degrés inférieurs égaux aux degrés supérieurs.

Le thermomètre centigrade est celui qui est généralement adopté par les savans.

Page 1