COMPOSITION DES MOUVEMENTS. — TRANSMISSION DES VIBRATIONS
En tout cas, les diverses parties du système vibrent à Tunisson.
iiiiiiiiiiii.iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!iiiiiiii!iiii:iiii'iia {
Fig. i55
Fig. i55 bii
Mesure de la vitesse des sons dans les corps mous. — M. Warburg (*) a utilisé ce fait pour déterminer la vitesse du son dans les corps mous. A une tige verticale sont fixées horizontalement, comme dans la figure i52, une verge élastique (lame de verre) et une deuxième verge plus petite, faite de la substance à étudier. Soient V et V les vitesses du son dans les deux verges; e, e leurs épaisseurs ; /, /' les longueurs des concamérations (mesurées par les distances de deux nodales consécutives) dans les deux verges vibrant synchroniquement, on a
formule qui donne V, V étant connu. Pour s'assurer de l'exactitude du procédé, M. Warburg l'a appliqué à la mesure de V dans le laiton, et il a retrouvé le nombre de Chladni. Il a pu alors opérer avec confiance sur d'autres corps (^). Voici les résultats obtenus :
Verre 2,390
Stéarine 0,974
Parafine 0,908
Cire 0,971
Cire et térébenthine 0,989
Suif 0,91 7
Ces nombres se rapportent à o^ M. Stefan (^), qui avait entrepris des déterminations du même genre en faisant vibrer longitudinalement une verge composée de deux parties placées bout à bout (la
(') Warbuhg, Pogg. Anw., CXXXVI, 285; 1869.
P) M. Grolh a étudié par ce moyen Télasticilé du sel gemme (Groth, Pogg. .4«n.,CLVU, 115; 1876).
(^) Stefan, Sitzungsber. d. Wien. Akad.y LVil ; 1868.
difficulté était dans le mode de réunion qui ne devait introduire aucune différence de phase), avait trouvé pour la vitesse du son à f° :
Cire 73o"» f i — 40 (r — ao)^
Gi^aisse 369 T i — 40 (' — îm>) )
Caoutchouc 3o à (jo^, suivant la tension.
Ces derniers nombres sont de Tordre de grandeur de la vitesse de propagation d'un ébranlement nerveux, et laisseraient supposer que cet ébranlement se propage par vibrations longitudinales comme le son.
In/lumce réciproque, — Quand deux horloges, munies de pendules sensiblement égaux, sont appuyées sur une même barre de bois, l'unisson s'établit exactement (*). Le fait a été observé par l'horloger anglais Ëllicot (^), qui a remarqué en outre que, si l'un des pendules marche d'abord seul, il entraîne* l'autre et l'amène à osciller à pleine amplitude, tandis qu'il s'arrête lui-même graduellement; puis l'inverse a lieu, et ainsi de suite indéfiniment. Savart a confirmé ces observations él les a étendues aux corps "vibrants. Deux cordes semblables, placées l'une à côté de l'autre sur un sonomètre ou mieux sur une caisse de contre-basse, se metlent à l'unisson f ) en présentant les mêmes alternances dans les amplitudes de leurs oscillations.
Quand l'unisson existe antérieurement, la réaction du corps influencé réduit le corps influençant à un repos définitif, ou si un état vibratoire commun s'établit, c'est avec une nouvelle période.
Ainsi, dans Vexpérience de Melde,le son du diapason excitateur (non entretenu électriquement) s'éteint instantanément quand la corde est à l'unisson exact (^). Lorsque la corde est grosse, le sys-
(*) D'après cette observation, Bréguel avait imaginé de fixer sur une même plaque métallique deux chronomètres qui étaient. par conséquent toujours d'accord : les irrégularités individuelles se trouvant ainsi atténuées, leur marche commune était meilleure que celle <le chacun d'eux pris séparément
(2) Ei.LicoT, Vhil. Trans, ; 1739.
(^} H résulte de là que pour accorder exactement deux instruments, il ne faut pas les placer trop près l'un de l'autre, l'unisson pouvant s'établir par une influence étrangère sans que les deux instruments isolés soient au môme ton.
(*) De môme, dans l'expérience de Kundt, la colonne d'air ne vibre pas lorsqu'elle est rigoureusement à l'unisson du lube. ïlopkins avait «déjà signale