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NATURE ET CARACTÈRES DU SON. — MÉTHODE GRAPHIQUE

Lible d'être tendue plus ou moins forlemenl à l'aide d'un cadre mobile D l'appuyant contre le bord du cornet. Kcentg ajouta uiïe glissière G, montée sur une vis V et munie elle-même d'une vis V par laquelle on peut eiercer telle pression que l'on veut en tel point que l'on choisit de manière que la membrane vibre aisément sous l'inQuence du son produit fi l'entrée du cornet. Un style, formé d'une soie de porc garnie à son estrémité d'une barbe de plume, et fixé à la membrane par une goutte de cire, inscrit en les

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amplifiant les vibrations sur le cylindre C que l'on fait tourner à la main avec une manivelle M. Cet appareil a été d'un bon usage pour l'étude de diverses questions d'acoustique, bien qu'il fût loin de répondre aux espérances de l'inventeur qui pensait y trouver le moyen d'enregistrer la parole d'un orateur. Un son quelconque ne peut en efTet s'imposer à une membrane déterminée qu'àla condition d'avoir une intensité exceptionnelle : la membrane ne vibre habituellement que sous l'influence des sons voisins du son spécial pour lequel elle est réglée, et alors la vibration propre de la membrane tend à donner au tracé l'aspect d'une sinussoïde presque absolument régulière.

Phonographe. — Cependant Edison (*) n'eut qu'à modifier légè-

(') Edison, .Vafure; lffJ7.

reinent l'inslrument pour en faire le phonographe, qui permet non seulement d'enregistrer la parole (*j, mais de la reproduire ensuite qn temps quelconque après l'émission. A cet effet, il a remplacé le papier enfumé par une feuille d'étain tendue sur un cylindre C audessus d'une rainure creusée dans le métal, suivant une hélice de même pas que la vis A' ; il a substitué à la barbe de plume un style métallique très court, implanté dans un ressort a qui l'appuie sur la membrane m à l'aide de deux bouts de tube de caoutchouc servant d'élouffoirs; il a enfin constitué la membrane par une mince plaque de tôle, placée au fond d'une embouchure Ë. L'appareil étant ajusté, sil'on parle en regard de la plaque, en même temps qu'on

tourne le cylindre, le style inscrit ses vibrations sous la forme d'un gaufrage qui en conserve tous les détails. Pour reproduire ensuite le son ainsi gravé, il suffit d'écarter le style, de ramener le cylindre au point de départ, de remettre toutes choses en place, et de recommencer le mouvement de rotation dans le sens direct. Le style est alors aiternativemeat soulevé et abaissé par les gaufrages qui se succèdent au-dessous de lui, et la membrane reprend la série des mouvements qu'elle avait reçus de la voix : le son renaît le même — à supposer que la vitesse de rotation ait été exactement reproduite ('} — bien qu'affaibli (^) et nasillard.

(') En 1814, Barlow présenta à la Société royale de Londres un togographe, donnant sur une t>ande de papier sans fta lelracéà l'encre des sons émis devant une embouchure fermée par une membrane, comme dans l'appnrelL de Scott.

(') C'est pour assurer autant que possible la régularité du mouvement que l'on a disposé sur l'extrémité A de l'axe un lourd volant V,

(>) On atténue ce défaul en plaçant sur l'embouchure un cornet destiné h renforcer le son.

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