Appareils de projection et de photographie
A côlé de.'; inslt-umenls d'optique [iro|irerneul dits \it-iinenl se ranger une série d'appareils d'un usage fréquent.
Méthode générale de projection. — Ce sontd'abord les ajipareilsde projection, qui ont pris dans les cours une place itn portante. La partie essentielle est un objectif (lentille ou système convergent), au moyen duquel on produit sur un écran éloigné une iin&ge réelle, agrandie et renversée de l'objet à projeter, coavenablement éclairé. Pour obtenir l'éclairement nécessaire, qui doit être d'autant plus intense que l'on veut avoir un plus fort agrandissement, on a recours à un deuxième système convergent, nommé accumulaleiir ou condenseur, à l'aide duquel ou concentre la lumière sur l'objet.
Microscope solaire. — Ainsi, dans le microscope solaire figuré ci-après, les rayons solaires, réflécbis sur le miroir MM' d'un
\iau.t.. Court de phyiiqut. —H. 41
flBS OPTIOUt GtOMftTRIQDB.
porte-lumière oa d'un héliostal situé en dehors de la chambre
Kg. 43o
noire, tombent sur le condeaseur LL' (') et de là sur l'objet tnoi-
Fig. 43 1
pareol AB, puis sur l'objectir //' qui donne en A'B' une image ren-
(') Si l'on employait une lumière artificielle, uoe luoiière électrique f exemple, on la disposerai! au foyer d'uue leulille placée en avant dn condeuctr, de focon à recevoir toujours sur celui-d des rayons sensiblement panllUc*>
INSTRUMENTS D'OPTIQUE. — PROJECTION. PHOTOGRAPflIK. 6S»
Tersée et amplifiée de l'objet. Celui-ci élaot placé tout près du premier foyer de l'objectif, le grossissement est très seDsiblement
d représentant la distance de l'écraa à l'objectif.
La figure 43i montre une disposition que l'on emploie souvent pour obtenir un grossissement considérable, sans prendre des lentilles trop cooTei^eotes': on évite ainsi les aberrations de sphéricité, et, si les verres sont conveaablemeDt choisis, on corrige les aberrations chromatiques.
Appareils de projection de Duboscq. — Duboscq a construit pour la projection un appareil (fîg. 433] qui se monte sur te volet de la
chambre noire ou sur la lanterne photogénique représentée cidessus, et qui contient un large accumulateur formé d'une lentille
«60 OPTIQUE GiOHÉTRlQDE.
{dan-convexe recevant les ■rayons incidents par sa face bombée ('}
et d'un objectif constitué par une lentille achromatique de moindre
diamètre. L'objet à projeter, qui doit être transparent, se met
(') Tel est au moins le condenseur pour rayons incidenti par&llÊles (rayons solaires ou rayons sortant de It lanterne parallélisÊs par sa lentille). Haii kTec une source artificielle, il est plus commode de supprimer la lentille de la lu-
INSTRUMENTS DOPTIQUE. — PROJECTION. PHOTOGRAPHIE. S6l
presque immédiate ment après l'accumulateur, dont le principal rôle est alors de transformer le faisceau iocideut cvlîndrique en un cône qui tombe entièrement sur l'objeclif, et même sur uae petite partie de l'objectif (situé à peu près au foyer de l'accumulateur], de façon à produire une image nette dans toutes ses parties (').
On installe le même appareil verticalement [fig. 434) pour projeter les corps transparents disposés horizontalement. On met alors les objets directement sur le condenseur éclairé par-dessous au moyen d'une glace à iS"; l'objectif, placé au-dessus et muni d'un pignon mobile le long d'une crémaillère, envoie l'image au plafond ou sur un écran vertical par l'intermédiaire d'un prisme il 45°-
Duboscq a imaginé, en outre, un prisme redresseur que l'on «'■tablit vêtu le deuxième foyer de l'objectif et qui retourne le
faisceau par rétlesion totale, comme l'indique la figure ci-jointe. Ophtalmoscope. — La très faible quantité de lumière qui pénètre du dehors h travers la pupille est tout à fait insuffisante poar permettre de voir nettement le fond de l'œil. M. von Helmoltz a rendu un service inappréciable à l'ophtalmologie en créant Tophtalmoscope. Sous sa forme la plus simple, c'est un miroir concave H, avec lequel l'observateur 0 concentre dans l'œil 0' la lumière
leme el <iii faire usafze d'un condenseur qui est Tormi d4 deux lenliUet plâoconvexes en contacl par leurs Taces rourbes et qui >e place de rnsnién k donner toujours sur l'objeclif l'image de la source.
I') Cel appareil n'est, en somme, qu'une lantfmt magique bien construite. Due à Porta eL vulgarisée par le P. Kircher, la lanterne magique le compote, en eQet, d'un accumulateur formé d'une seule lentille, placée à tort après robjel,ei d'un objectif constitué également par une seule lentille non actiromatique, le bon marché étant habituellement la première qualité que l'on demande à ce jouet.
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considérablement augmentée, et en même temps l'image d'un point se trouvait (théoriquement du moins) réduite à un point situé sur l'axe secondaire passant par le centre optique de la lentille. 11 est manifeste qu'une leatille unique ne peut donner de bonnes images que dans im champ très restreint.
Objectifs pliolographiques. — On est arrivé aujourd'hui à obtenir d'excellentes images avec des ouvertures de 70° à yS". Mais il a fallu constituer^les objectifs de deux lentilles composées chacune
de deux verres : on dispose alors de huit rayons et d'une distance, ce qui rend possible la réalisation de neuf conditions. D'abord, le conjugué d'un point situé sur \'a\c principal doit être un point unique, placé à une distance détermince, sans aberration ni de sphéricité ni d'achromatisme, ce qui représente trois conditions (440); en cuire, pour une incidence 1, le conjugué d'un point doit encore être un point et se trouver dans le même plan que le conjugué central. L'image sera alors sensiblement plane. Il faut enfin qu'elle soit semblable à l'objet. Chacune de ces trois dernières conditions compte pour deux, puisqu'elle doit être satisfaite pour deu\ couleurs. Rarement toutes ces conditions sont remplies. Quand le champ est un peu grand (objectifs à paysages), la similitude n'est généralement pas observée (les premiers plans sont avancés). Celte
cooditioD est au contraire essentielle dans un objectif à portraib, qui d'autre part ne réclame pas beaucoup de champ. On j' arrive au moy«n des objectifs symétriques (antiplanat de Steinheil, rectilinéaire de Dallmeyer (fig. 438)). La similitude exige que les points nodaux soient sans aberration et que les axes des faisceau passent par le milieu de l'interstice : le diapbragme occupera donc ce milieu, et le système sera symétrique par rapport à ce point.
Dès i84o, Ch. Chevalier h. Paris, et Petzval, à Vienne, avaient construit des objectifs à portraits par la combinaison dcdeuT sys-
Kig. (iJy.
tèmes de lentilles. La figure ci-dessus représente l'objectif de Petzval. qui se compose d'un premier système acbromatique et aplaDéli([Uf sous une faible ouverture, suivi d'un dcuxiùme système (monisiiiie divergent en flint et lentille biconvexe en crown), au moyen duquel on détruit les aberrations latérales et on donne de la profondeur au fover.