INTERVALLES MUSICAUX
333. Intervalles musicaux. — Bien que, d'après ce qui précède, les limites des sons musicaux soient assez resserrées, il s'en faut encore de beaucoup que tous les sons compris entre ces limites puissent être employés conjointement. Chez tous les peuples et à toutes les époques, dans la mélodie la plus simple comme dansTliarmonic la pluscompliquée, les sons procèdent par intervalles déterminéset non d'une façon continue. Cette variation du son par degrés est aussi essentielle que le rythme à la nature même delà musique.
L'observation nous apprend en outre ce fait, que pour le moment nous nous bornons à constater sans chercher à l'expliquer : qu'il s'agisse de deux sons successifs (mélodie) ou simultanés (harmonie), l'oreille n'admet que les combinaisons où le rapport des nombres des vibrations est un nombre simple. Ce rapport définit Vintervalle des deux sons d'une façon complètement indépendante de leur hauteur absolue.
A l'unité correspond ïunisson.
Le rapportlc plussimple ensuite est 2 ; c'est l'oc/ûr^; octave aiguë si le nombre des vibrations est double, octave grave s'il est moitié,
Vient ensuite le nombre 3, caractérisant la douzième^ ou quinte de roctave; puis le nombre 4, définissant la double octave ; et ainsi de suite.
Cette série i, r>., 3, 4, 3 constitue ce que l'on nomme la
série harmonique ; et les sons :>., 3, 4» J». . •• s'appellent les harmoniques (*) successifs du son i.
(') Les Allemands les nomment tons supà'ieurs ou hypertons, et celte appellation est peut-être plus convenable, tous les termes de la série n'étant pas ▼raiment en harmonie avec le son i.