FROTTEMENT. — EXPÉRIENCES DE MORIN
Frottement au moment du départ.
Nature des surfaces frottantes.
Chêne sur chêne, fibres croisées, sans enduit....
Pierre calcaire ooli tique tendre sur même pierre.
Étendue
de la surface
de contact.
Pression.
Frottement.
Frottement Pression
mq
o,oo4o
io3,79
io3,79 445,79
arêtes ar-
io3,79
rondies.
Ces deux séries manifestent suffisamment qu'au départ le frottement est proportionnel à la pression et indépendant de Tétendue de la surface de contact.
Voici maintenant quelques résultats relatifs au cas des surfaces en mouvement les unes sur les autres :
Frottement pendant le mouvement.
Nature
des surfaces
frottantes.
de^lrsurfacc ^'«»*°° dJu corfe ^'^«^«^tre. ^ Frottement. Y^^S^
de contact.
rruitciucuw
Pression
Fonle sur fonle ) "** , j 499)96 54,44
avec saindoux, j * ^ 12803,77 247,09
Cuivre jaune sur | 0,0285 2i3,35 63, 18
fonle sans enduit. { 0,0072 2i5,86 63,34
Ces exemples justifient les lois posées pour le frottement pendant le mouvement.
Des expériences précédentes, il résulte que toute surface, outre la réaction normale, considérée seule dans les chapitres précédents, est susceptible d'exercer sur les corps une réaction tangentielle que
Ton appelle la force de frottement. En conséquence, Féquilibrc d*un solide naturel posé sur un plan ne se trouve plus astreint à des conditions rigoureuses dont la nécessité équivaudrait à une impossibilité physique : il suffit, en effet, que la résultante des forces extérieures (abstraction faite du frottement) soit non pas nulle, mais seulement inférieure à une certaine limite. De même, pendant le mouvement, la résultante des forces extérieures doit être sans cesse supérieure au frottement, sinon le corps ne tarderait pas à s'arrêter.