Expériences de Graham sur la transpiration
Si, au lieu d'une ouverture pratiquée en mince paroi, on a une ouverture percée dans une plaque d'une certaine épaisseur, la loi de l'effusion éprouve des perturbations ; mais, lorsque la longueur du tube capillaire par lequel s'échappe le gaz dépasse 4ooo fois son diamètre, on retrouve de nouveaux rapports constants entre les vitesses d'écoulement des divers gaz. On a donc affaire à un phénomène régulier, que Graham nomme la transpiration. Les vitesses relatives de la transpiration sont entièrement indépendantes de la nature du tube ou des tubes capillaires par où elle se produit, ce qui indique que le gaz coule réellement dans une gaine gazeuse adhérente au tube, et que c'est son frottement contre cette gaîne, c'est-à-dire contre lui-même, qui régit le phénomène. La transpiration s'effectue d'ailleurs également soit vers le vide, soit vers un espace contenant déjà un gaz quelconque, pourvu qu'un excès de pression suffisant provoque le passage du gaz soumis à l'expérience à travers les tubes capillaires du septum.
En désignant par i la vitesse de transpiration de l'oxygène, on a pour les différents gaz :
Vitesses
Temps néeessaire
Gaz.
relatives
à la transpiration
de transpiration.
dun même volume.
Oxygène
Azote j
Oxyde de carbone )
Acide carbonique
Chlore
i,5oo
Gaz des marais. .
Gaz oléfiant • • • ]
Ammoniaque. . . \
Cyanogène . . . . )
Hydrogène. . . .