DES VENTS
cune loi régisse leurs changements de direction. Les vents devien> nent d'autant plus variables qu'on s'éloigne davantage de la zone torride. Dans les zones tempérées, ils le sont déjà beaucoup, mais cette irrégularité augmente en avançant vers les zones glaciales, où il arrive fréquemment que le vent souffle à la fois de plusieurs points de l'horizon.
^44. Samoun, ohamsîn ou harmattan. — Des désertsde l'Afrique et de l'Asie, il souffle pendant certains mois de l'année des vents extrêmement chauds et secs , lesquels entraînent avec eux des tourbillons d'un sable fin et brûlant qui obscurcissent l'atmosphère et interceptent les rayons du soleil. Lorsque ces vents régnent, la respiration s'accélère, la soif devient ardente, les yeux et les lèvres sont douloureux, et si l'on n'a pas soin de se frotter le corps avec de la graisse pour diminuer l'évaporation à la surface de la peau, elle se dessèche et se pèle.
En Egypte, le vent chaud du désert se désigne sous le nom de chamsin d'un mot qui veut dire cinquante, parce qu'il dure ordinairement 50 jours, dont 25 environ avant l'équinoxe du printemps et 25 après. Le même vent est connu sous le nom d'Acrrmattan sur les côtes de Guinée, et sous celui de samoun ou simoun sur les côtes de Barbarie. La température du samoun s'élève parfois jusqu'à 50°. Lorsque les caravanes sont surprises par ce vent, les hommes se couvrent la figure d'épaisses étoffes, et les chameaux tournent le dos à la tourmente. C'est le môme vent qui soulève les sables du Sahara comme les flots de la mer
En Italie, il règne parfois un vent tellement chaud qu'il fait périr les animaux qui y restent exposés. Quand il souffle, les habitants restent chez eux, les portes et les fenêtres soigneusement calfeutrées. Les uns regardent ce vent, qu'on nomme sirocco, comme la continuation du vent d'Afrique; d'autres admettent qu'il prend naissance sur les rochers arides de la Sicile.
245. Viteme des venta. — La vitesse des vents est très-variable. On la mesure soit en observant l'espace parcouru sur le sol par l'ombre qu'y portent les nuages , soit à l'aide d'appareils connus sous le nom d'anémomètres (mesure du vent). Ils consistent en petites roues à ailettes que le vent fait tourner, et la vitesse de celui-ci ge déduit de celle qu'il imprime à ces roues.
290 CALOfilQUE.
Le vent léger que les poètes désignent sous le nom de zéphyr^ agite à peine le feuillage des arbres, et sa vitesse est au plus d'un demi-mètre par seconde. Un vent dont la vitesse est de 2 mètres est modéré ; il e&t frais à 40 mètres; fort à 20. Lorsque la vitesse atteint 25 à 30 mètres, il y a tempête ; et ouragan^ si elle s'élève de 35 à 45 mètres. Dans nos climats, la vitesse movenne du vent est de s à 6 mètres par seconde.