SIPHON
Les pompes à incendie furent établies à Paris, pour la première fois, en 4699, par Dumourrier-Duperrier, gentilhomme provençal, qui les importa de Hollande.
436. Pompe aspirante et foulante. — Ainsi que son nom l'indique, cette pompe réunit les effets de^ deux pompes ci -dessus; c'est-à-dire qu'elle est pourvue à la fois d'un tuyau d'aspiration, qui ne peut avoir plus de 40 mètres, et d'un tuyau d'ascension dont la hauteur n'est pas limitée. Xe piston est plein et les soupapes sont disposées de la même manière que dans la figure 99, c'est-à-dire que l'une ouvre de dehors en dedans du corps de pompe et l'autre de dedans en dehors. Lorsque le piston monte, l'eau est soulevée dans le tuyau d'aspiration par la pression atmosphérique ; quand il descend, c'est lui qui la refoule dans lo luyau d'ascension à une hauteur dépendant de la puissance du moteur qui fait marcher la pompe.
137. Siphon. — On nomme siphon un tube recourbé , ouvert à ses deux bouts, dont on se sert pour transvaser les liquides pardessus les bords des vases qui les contiennent. Cet appareil est utile toutes les (ois qu'un liquide ayant déposé au fond d'un vase on ne veut pas te troubler en le dépotant.
Comme le moalre la figure 403, les deux branches du siphon sont inégales; ^ plus courte plonge dans le liquide à transvaser et la plus grande donne issue à l'écoulement. Pour se servir du siphon, il faut commencer par l'amorcer, c'est-à-dire par le remplir de liquide, ce qui se fait ordinairement en appliquant la bouche à l'orifice de la grande branche et en aspirant. Le vide se faisant alors dans le siphon, la pression atmosphérique qui*pèse en d^ sur le liquide dans lequel plonge la courte branche, le force à passer dans le tube, qui se remplit. Retirant ensuite la bouche, on voit le liquide s'écouler d'une manière continue jusqu'à ce que le niveau dans le vase atteigne l'orifice inférieur de la petite branche.
Pour comprendre comment Tenu monte dans la petite branche du siphon, remarquons que la pression atmosphérique qui s'exerce en d, pour refouler l'eau dans la courte branche et la faire passer dans la grande, n'a à surmonter que le poids de la colonne d'eau cd; tandis que la pression atmosphérique qui agit en 6, pour renvoyer Peau de la grande branche dans la petite, a à soulever toute
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la colonne d'eau contenue dans la grande branche, et, par suite, rencontre une résistance égale au poids d'une colonne d'eau ayant pour base l'orifice b, et pour hauteur ab. La résistance qui s'oppose à l'effet de la pression atmosphérique, pour feire passer le liquide d'une branche dans l'autre, est donc plus grande en b qu'en d; c'est donc la pression on d qui l'emporte, et c'est pourquoi le liquide s'écoule de la petite branche vers la grande.
Fig. lia. — Siphon.
La vitesse d'écoulement est d'autant plus rapide que la hauteur aà est plus grande que cd ; par suite, à mesure que le uiveau baisse en d, la colonne cd approchant de plus en plus d'être égale à ab, la vitesse diminue. D'où l'on voit que pour que la vitesse d'écoulement Tût constante, il faudrait que la différence entre les deux hauteurs ab et cd fût toujours la même. On arrive à ce résultat eu disposant le siphon de manière qu'il s'abaisse en même temps que le niveau de l'eau en d, et on a alors ce qu'on appelle un stp/ion à écoulement constant.