‹ Cours de physique, purement expérimentale, à l'usage des gens du mondeChapitre 8 sur 196 · ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

ATTRACTION UNIVERSELLE

de la chute des corps, lui fit découvrir les importantes lois de la gravitation universelle, qui régissent les mouvements de la terre et des astres.

Que l'histoire de cette pomme qui tombe soit vraie ou supposée, toujours est-il que c'est Newton qui, le premier, a reconnu qu'il existe entre tous les corps de l'univers une attraction réciproque, en vertu de laquelle ces corps tendent sans cesse les uns vers les autres, et que c'est par l'effet de cette force qu'un corps, aussitôt qu'il est abandonné à lui-même, se dirige vers la terre. De plus, comme à quelque hauteur que soit un corps dans l'atmosphère, il tend toujours à tomber, comme le montre la chute de la pluie et de la grêle, Newton en a conclu que l'attraction terrestre s'exerce à toutes les distances, même sur la lune, sur le soleil et sur les autres astres, et que cette force est réciproque entre tous les corps célestes, c'est-à-dire que de même que la terre attire un astre, elle en est attirée.

Quant aux lois suivant lesquelles s'exerce cette attraction, Newton a reconnu que celle-ci est d'autant plus intense que les corps ont plus de masse, c'est-à-dire renferment une plus grande quantité de matière ; et que, pour des corps de même masse, elle est en raison inverse du carré de la distance, ç'est-à-dire que pour une distance deux, trois, quatre fois plus grande, l'attraction est quatre, neuf, seize fois moindre.

En résumant ce qui précède, la théorie de Newton sur l'attraction universelle peut donc s'énoncer ainsi :

1° // existe^ entre tous les corps de la nature^ une attraction réciproque qui s* exerce à toutes les distances^ et en vertu de laquelle ils tendent toujours à se rapprocher,

2" L attraction qui émane d'un corps croit, à distance égale^ comme sa masse ; ou, en d'autres termes, est proportionnelle à sa masse»

3- Cette attraction^ à masse égale, décroit comme le carré de la distance augmente; ou, ce qui est la même chose, agit en raison inverse du carré de la distance.

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