Fantasmagorie. — La fantasmagorie, qui est une modifi
HÉ CRÉATION S D’OPTIQUE
cation de la lanterno magique, ne date que do la fin du xvm* siècle : son nom lui vient de deux mots grecs qui signifient assemblée de fantômes, parce qu’on l’a d’abord appliquée à exciter la frayeur en faisant apparaître des spectres dans l’obscurité.
La disposition intérieure de la fantasmagorie est absolument la même que celle de la lanterne magique. La seule différence essentielle entre ces deux appareils, c’est que dans la lanterne magique
l’image projetée sur l’écran conserve toujours la même grandeur, tandis que dans la fantasmagorie on fait varier cette grandeur à volonté. Pour comprendre comment on obtient ce résultat, reportons-nous à la figure 222, qui représente la disposition des verres dans la lanterne magique. Là, les lentilles m, qui servent à projeter l’image sur l’écran, étant toujours également éloignées du verre peint ab , l’image AB se forme constamment à la môme distance, et. par conséquent, conserve une grandeur fixe. Or, si l’on conçoit que les lentilles m se rapprochent du verre ab , il découle des propriétés des lentilles (288) que l’image ira se faire plus loin et sera plus grande. On voit donc que l’effet cherché nécessite deux mouvements : l’un qui rapproche le système de lentilles m du verre peint pour amplifier l’image; l’autre qui, en môme temps, fasse reculer tout l’appareil, afin que l’image, tout en s’éloignant, aille toujours se former sur le môme écran qui la recevait d’abord.
Pour obtenir ce double effet, la boite qui renferme les verres