AIMANTATION
contraires en regard et maintenus seulement à un faible intervalle au moyen d’une petite pièce de bois ( fig. 246 ); puis on les fait glisser ensemble du milieu à une extrémité, de celle-ci à l'autre, et
ainsi de suite plusieurs fois, en ayant soin de s’arrêter au milieu de manière que chaque moitié reçoive le même nombre de frictions.
Quant à l’aimantation par l'électricité, elle sera traitée en parlant des propriétés des courants électriques.
339. Faisceaux aimantés, armures des aimants. — On nomme faisceau aimanté un système de barreaux aimantés réunis parallèlement, les pôles de même nom en regard. Tantôt les barreaux sont droits comme ceux représentés dans les figures 245 et 246, et alors on a un faisceau rectiligne ; tantôt ils sont recourbés de manière à rapprocher les pôles contraires, et alors on a un faisceau enfer à cheval (fig. 247).
Les aimants, soit naturels, soit artificiels, perdraient promptement de leur force, s’ils étaient abandonnés à eux-mêmes, c’est pourquoi il importe
FiR. 2*7. — Faisceau en fer à cheval.
de leur donner des armures; on
nomme ainsi des pièces de fer doux qu’on met en contact avec les pôles; telle est la pièce ab dans la figure 247. Les deux pôles du faisceau agissant par influence sur cette pièce ( 331 ), y déterminent, en a, un pôle austral, et, en b, un pôle boréal. Or, ces deux pôles réagissant à leur tour sur le faisceau aimanté et s’opposant à la recomposition de ses deux fluides, lui conservent toute sa force. La pièce ab se désigne aussi sous le nom de portant, parce que c’est à cette pièce qu'on suspend les poids qu’on veut faire porter au faisceau aimanté, poids qui peuvent s’élever jusqu’à 20 kilogr. et plus.