FONTAINE INTERMITTENTE
au milieu d’un grand vase. Or, ce support est percé de petits trous qui donnent passage à l’air pour monter dans le tube et pénétrer dans le globe a. Cela posé, à mesure que l'eau s’écoule de celui-ci,
Fig. 93. — Fontaine intermittente.
l’air y rentre par les orifices c, et la pression intérieure restant constante, l’écoulement continue. Mais peu à peu, par suite de l’eau qui tombe dans le grand vase, le niveau s’y élève au-dessus des orifices c, et alors l’air ne peut plus rentrer dans le globe a. A partir de ce moment, l’air se raréfiant de plus en plus dans celui-ci, à mesure que l’écoulement continue, il arrive bientôt que
ENCRIER SIPHOÏDE.
la tension intérieure devient moindre que la pression atmosphérique extérieure qui s'exerce sur l’orifice des tubulures. Cette pression s'oppose donc à la sortie du liquide et l’écoulement s’arrête. Pour qu’il recommence, il faut que l’air puisse pénétrer de nouveau dans le tube d, et, pour cela, il faut que .les orifices c ne soient plus sous l’eau. A cet effet, le grand vase où tombe l’eau porte un orifice m qui laisse échapper le liquide en quantité un peu moindre que ce qui est fourni par les deux tubulures supérieures; lors donc que le niveau, dans le grand vase, est descendu au-dessous des orifices c, l’air rentrant aussitôt, l’écoulement recommence, et ainsi de suite jusqu’à ce que le globe a soit complètement vide. 132. Encrier «iphoide. — L encrier siphoïde, qui a pour but de
s’opposer à l’évaporation de l’encre en la préservant autant que possible du contact de l’air, est une ingénieuse application de la pression atmosphérique et de l’élasticité de l’air. Il se compose d’un vase de verre, en forme de pyramide tronquée, clos de toutes parts, sauf vers sa partie inférieure à laquelle est soudée une tubulure toujours ouverte ( fi g. 94 ). L’encrier est en partie plein d’encre, et au-dessus de Fig. 9*. — Encrier siphoïde. celle-ci est de l’air. Le niveau intérieur étant un peu plus haut que dans la tubulure, il en résulte que la tension de l’air renfermé dans l’encrier est un peu moindre que la pression atmosphérique qui pèse sur le liquide de la tubulure. Cela posé, à mesure qu’on puise de l’encre dans celle-ci, son niveau baisse et finit par être plus bas que le point o. A ce moment, une bulle d’air pénètre dans l’intérieur et vient s’ajouter k l’air qui y est déjà. La force élastique augmentant aussitôt, le niveau baisse dans l’encrier et monte dans la tubulure, et ainsi de suite jusqu’à ce que le niveau intérieur atteigne le point o. Il faut alors introduire de nouveau de l’encre dans l’encrier, ce qui se fait en versant le liquide par la tubulure, en ayant soin d’incliner en même temps l’encrier dans le sens opposé.
POMPES