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517. Admettant ce principe ,'^nous reconnaîtrons donc qu'il se développe de l'électricité au coulacl de deux métaux: ce que dé-
montrent d'ailleurs les deux expériences suivantes. Si Ton louche avec le doigt humide le plateau inférieur du condensateur ^494), et qu'on touche le plateau supérieur avec une plaque de zinc isolée, puis qu'on enlève celle-ci et qu'on retire le doigt, on trouve que les deux disques du condensateur sont électrisés, celui supérieur, négativement et celui inférieur, positivement; il est aisé d'ailleurs de s'assurer par l'électromètre que la plaque de zinc avec laquelle on a touché le plateau de cuivre supérieur , est électrisé positivement. Ces résultats indiquent que par le contact de la plaque de zinc avec le plateau supérieur du condensateur , la première a pris du fluide positif et le dernier, du fluide négatif: la plaque de zinc ayant ensuite été enlevée, le plateau supérieur électrisé négativement a agi par influence sur le disque inférieur. Si l'on met en contact un disque de zinc et un disque de cuivre isolés, il est facile de s'assurer qu'ils contiennent alors, le premier, du fluide positif et le second, du fluide négatif, en plaçant l'un de ces disques sur le plateau inférieur du condensateur; si l'on y place le disque de zinc , ce plateau s'électrise négativement, tandis qu'il s'électrise positivement si l'on y place le disque de cuivre. Cette expérience réussit avec d'autres métaux ; le fer, le plomb , l'étain , prennent , comme le zinc , le fluide positif; le platine, l'or, l'argent, retiennent au contraire le fluide négatif.
5i8. L'électricité qui se développe ainsi par le contact de deux corps s'appelle électricité par contact, voîtaïque ou galvanique. Cette électricité est développée par une force, à laquelle on a donné le nom de force électromotrice, qui se trouve placée entre les atomes de jonction des corps, et qui, décomposant leur fluide naturel, pousse le fluide positif d'un côté et le fluide négatif, de l'autre. La continuité d'action de cette force empêche les deux fluides de se rejoindre et de se combiner, et les oblige, malgré leur attraction mutuelle , à rester séparés dans ces corps parfaitement en contact ; c'est encore à celte continuité d'action de la force électromotrice qu'il est dû que, à mesure qu'on enlève les fluides développés, ils se reproduisent de nouveau par une nouvelle décomposition du fluide naturel des deux corps , qui est inépuisable. Quoique la force électromotrice soit continuelle , elle est limitée dans sa puissance , c'est-à-dire , que lorsque le fluide électrique développé a acquis une certaine tension, il ne s'en
produit plus de nouveau que lorsque celui-ci est enlevé en lolalilé ou en partie ; mais aussitôt qu'une partie de fluide est enlevée, il s'en reproduit une nouvelle quantité égale , de manière que la tension électrique soit constamment la même.
L'électricité galvanique se développe probablement par le contact des atomes de toutes matières différentes, mais elle ne produit des effets sensibles que dans les métaux. Elle ne s'accumule point, comme celle développée par frottement, et produit des courants de fluide plus ou moins continus. C'est de là qu'elle tire le nom d'électro-dynamique.