ACTION DES AIMANTS ET DE LA TERRE SUR LES COURANTS
560. ROTATION D'UN COURANT PAR UN AIMANT. Nous venons de voir un aimant entrer en rotation par l'action d'un courant fixe; en renversant les conditions, il devra se faire une rotation dans un courant mobile autour d'un aimant fixe. C*esl ce qu'a prouvé M. Faraday par l'appareil suivant (f. 573). Un vase annulaire de zinc zz'z"z"' porte une partie relevée c, de laquelle s'élève une tige de cuivre c' : le sommet de cette tige porte une coupelle à mercure, dans laquelle repose une pointe m qui soutient par un double fil de cuivre tt' un anneau de cuivre aa' , En mettant de l'eau acidulée dans le vase de zinc, il se fait un courant qui monte par les tiges at , a't' , et qui redescend par la colonne c'c. Si alors on introduit en c l'un des pôles d'un aimant p , on obtient la rotation du système ait' a' : le pôle contraire produit la rotation inverse.
561. ACTION DE LA TERRE SUR LES COURANTS. Puisque nous pouvons considérer les actions magnétiques de la terre comme si elles étaient le résultat d'un aimant puissant, il est évident qu'elles devront exercer une influence sur tout courant mobile.
Courants horizontaux. Soit un vase annulaire en cuivre (f. 374) communiquant avec l'un des pôles de la pile et contenant de l'eau acidulée, ce' . Au centre de cet anneau s'élève une tige de cuivre iV qui communique avec l'autre pôle et qui se termine par une coupelle à mercure. Dans celle-ci plonge une pointe qui porte en équilibre un fil abrîei, dont les extrémités pénètrent dans le vase, et qui porte deux petites boules pour se tenir en équilibre. Le courant horizontal mobile, assujetti à tourner sur son axe, va, selon le sens du courant, tourner à l'est ou à l'ouest; mais comme il y a deux parties inverses db et Je dans le fil mobile , il en résultera un mouvement de rotation continue. Cette rotation se fait de l'est à l'ouest par le nord, quand le courant va du centre d à la circonférence, et quand celui-ci va de la circonférence au centre, elle se fait en sens contraire.
562. Courants verticaux. On peut observer l'action de la terre sur les courants verticaux au moyen d'un appareil qui, comme le précédent, est dû à M. Pouillet. Il est formé (f, 575) de deux vases de cuivre annulaires ce et c'c' , contenant de l'eau acidulée. Au centre s'élève la tige t qui, par une coupelle à mercure et par le fil 07, communique avec Peau du vase supérieur. Dans la coupe pénètre une pointe qui porte une traverse mm' en verre. Les fils f el f s''attachent aux extrémités de cette traverse et plongent par leurs extrémités dans les deux vases. On fait communiquer c et / avec les pôles d'une pile. Si les deux fils / et y sont égaux en ualure, en forme, en diamètre, en position , etc., ils produisent un système asiatique et incapable de mouvement ; mais si l'on fait passer plus de fluide par l'une de ses parties que par l'autre , ou qu'on intercepte l'une d'elles , en en soulevant l'extrémité hors du liquide, on voit ce système se diriger et s'arrêter dans le plan perpendiculaire au méridien magnétique. Quand le courant monte, le Cl se met à l'ouest j et à l'est, quand il descend.