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DÉTAILS COMPLÉMENTAIRES RELATIFS AU PROGRAMME DE CE COURS

Sommaire : Impuissance de la gravure et de la lithographie à reproduire de véritables fac-similé des œuvres d'art et, en tout cas, absence d'authenticité dans les copies ainsi reproduites. — Cliché photographique, prototype de toute reproduction, quelle que soit sa nature. — Emploi actuellement encore très répandu de la photolithographie, de la phototypographie, de la photogravure à l'état monochrome et polychrome. — Emploi de l'électricité pour la reproduction galvanoplastique des ciselures, bas-reliefs et sculptures. — Examen des conditions de durabilité des épreuves obtenues par les divers procédés décrits. — Question de la réduction ou de l'amplification des images par la photographie. — Ordre d'exposition qui va être suivi.

Ainsi que nous l'avons dit, dans notre préambule, tous les artistes, avant l'invention de la photographie, avaient recours forcément à la gravure en taille-douce, à l'eau-forte et à la lithographie pour obtenir des reproductions, à l'état m.ultiple, de leurs travaux originaux ; — ils obtenaient par ces moyens des traductions de leurs œuvres qui ne pouvaient que dans des cas très particuliers mériter le nom de fac-sùnile. On pouvait bien, avec du talent, de la patience et une étude approfondie du sujet, arriver à reproduire ces œuvres d'une manière satisfaisante, sinon absolument complète, mais, à moins d'avoir ce qui ne pouvait être donné à tout le monde, la faculté de rapprocher la copie de l'original, on ne pouvait posséder la certitude que l'une fût identique à l'autre ; une porte restait toujours ouverte au doute sur le degré de vérité plus ou moins grande de l'exemplaire

présenté comme copie. Et, dans tous les cas, aucun ca ractère d'authenticité, ayant la force d'une preuve sérieusement testimoniale, n'existait au profit de cette copie, si remarquable que fût son exécution.

Le doute n'existe plus. L'authenticité est indiscutable depuis que la science, se mettant à la merci du copiste, lui permet de reproduire, sans aucune intervention de la main, une œuvre d'art, non seulement avec la vérité de ses lignes et de ses ombres, mais encore avec son aspect superficiel, que ne saurait rendre à un même degré de réalité le crayon ou le pinceau de Tartiste le mieux doué.

Le cliché photographique — vulgairement connu sous le nom de négatif ou d'épreuve négative, ou encore de cliché négatif — • étant formé par l'action directe des rayons réfléchis sur une plaque sensible, dans la chambre noire, contient, dans son essence, les moindres linéaments du dessin reproduit; chacune des dépressions du modelé ou des ombres, que ce modèle soit continu ou formé par des tailles ou par des points plus ou moins rapprochés, s'y retrouve avec une valeur égale à celle de l'œuvre originale ; — on y voit en même temps la contexture superficielle du papier et jusqu'aux taches qui peuvent déparer sa surface.

Ce cliché est ce que nous appellerons le proiotype, la planche première de toute reproduction, quel que soit le procédé ultérieurement employé pour en tirer un nombre, plus ou moins grand, de copies ou d'épreuves positives du sujet reproduit.

* Nous entendons par aspect superficiel la nature même de la surface de l'objet d'art : un émail, par exemple, ne se présente pas à nous avec le même aspect superficiel qu'un fusain. L'aspect brillant de l'un se distingue nettement de Taspect velouté de l'autre, et rien n'égale la photogrfiphie pour reproduire avec exactitude ces différences d'aspect.

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