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RAYURE AU TRAIT SUR CUIVRE

PROCÉDÉ STROUBINSKY PERFECTIONNÉ PAR M. GOBERï.

M. Stroubinsky avait imaginé de recouvrir une lame de cuivre d'une couche sensible, formée d'une solution de gomme arabique bichromatée. Il exposait à la lumière cette plaque une fois séchée, recouverte du cliché d'une image au trait. Une fois l'insolation terminée, il recouvrait la couche isolée d'un vernis formé de bitume de Judée sur une très faible épaisseur. Puis il immergeait — toujours après dessiccation de cette dernière couche — la plaque dans do l'eau; au bout de plusieurs heures, Teau pénétrait à travers le vernis au bitume, jusqu'à la gomme, et fondait les parties de la couche de gomme non insolubilisées par l'insolation. Il frottait alors la surface de la plaque avec un pinceau pour enlever toutes les parties de la couche non insolée, et puis, pour vérifier si l'image était bien dégagée^ bien complète^ il plongeait la plaque dans une solution aqueuse concentrée d'aniline rouge.

Cette liqueur colorée se fixait dans les parties peu visibles jusque là de la réserve, et l'on voyait mieux l'état de l'esprit de développement auquel elle était soumise.

Pour mordre la plaque dans les parties découvertes du cuivre, M. Stroubinsky indiquait une solution alcoolique de perchlorure de fer, à 30 0/0 environ.

Le procédé que nous venons d'indiquer était propre aux photogravures, soit en creux, soit en relief.

Voici comment M. Gobert en a perfectionné l'application. Il a d'abord remplacé la gomme bichromatée par de l'albumine bichromatée, et il a supprimé la couche auxiliaire de bitume de Judée. Celui-ci n'est en effet plus nécessaire

avec Falbumine qui n'est nullement soluble, car, bien au contraire, elle est coagulée par la solution alcoolique de perchlorure de fer.

Le cuivre étant revêtu d'une couche d'albumine bichromatée très mince (on use de la tournette pour égaliser et amincir cette couche), est exposé sous un positif après dessiccation. L'insolation dure peu, de une à dix minutes, suivant le degré de lumière: on met alors dans l'eau qui dissout toutes les parties de l'albumine non insolubilisées, puis, avec la solution colorante on vérifie la venue de l'image ; on laisse enfin sécher et l'on traite par la solution, à mordancer, de perchlorure de fer dans de l'alcool.

En peu d'instants Ton a ainsi réalisé une gravure en taille-douce; pour avoir une gravure en relief, on userait d'un négatif et de plus il faudrait recourir au gillotage pour que le relief devienne suffisamment typographique.

M. Gobert a été heureusement inspiré, car ce procédé est infiniment plus simple et plus pratique que celui de M. Stroubinsky, et cela, grâce à la substitution de l'albumine à la gomme arabique.

Formules indiquées jjc^r M. Gobert :

Albumine 100 grammes.

Quatre blancs d"œuls environ battus en neige.

Bichromate de potasse 2.50 —

Eau 1)0 ■ —

On filtre au papier.

Liqueur mordante :

Pèrchlorure de fer solide et sec . . 50 grammes. Alcool 100 —

Teinture pour vérifier la venue de l'image :

Rouge d'aniline soluble dans l'eau, liqueur très saturée.

APPENDICE

PROCÉDÉ PHOTOTYPO&MPHIQUE DE M. lYES

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