LIÈGE
H. DESSAIN , IMPRI5EELR- LIBRAIRE.
ou
DONT LES 'effets SUR UN MÊME SYSTÈME , SE DÉTRUISENT RÉCIPROQUEMENT.
Sur quelque» propriétés générale» de» corps; définitions des mot» forces , vitesse masse ; tltéorême de la composition des vitesses et des forces , parallélogramme et parallépipède des forces.
I . La première des propriétés que nous remarquions dans les coq» de la nature, c’est la faculté qu’ils ont de se déplacer, et de prendre les Uns par rapport aux autres des positions difl'érentes. Cette propriété qui se nomme locomotilité se manifeste aux yéux ]>ar un pliénomène que l’on appelé mouvement; d’où t'sl Aenue celte définition des corps ; tes corps sont tout ce qui dans la, nature est susceptible de mouvement.
3. La cause qui produit le mouvement nous est encore et nous sera probablement toujours inconnue;
J >IKCAMQl'E. .
néanniuiiks coiniiic le nioiiveinent «les corjKs æ lait * toujours avec les nit'nies circon.slaiices, ou estasse/ généralement mnvenu et avec raison à considérer cette cause comme la même quelque soi't le corps sur l<*qiiel elle agit.
Nous A errons d’ailleurs que sa nature est absoliiiHcnt indill'érenle à la mafière que nous a\onsà traiter; nous nous contenterons donc d’ajouter que cette cause quelle qu’elle soit a reçu le jiom de furt <\ Ainsi la forciî et>t la cause qui produit le mouvement des corps.
Quoicpie cette cause soit encore inconnue, cependant on |)eul prou\ er qu’elle est de la même nature <|ue la {>esanleur , c’e.st-à-dire , cette forœ qui entraine vers la terre les c'orps enlevés tie s;» .surl'ac-c; en ed'et, il n’y a })oint <le mouvement C[ui ne puisse être jmxluit par la force île riionime, et il’uu autre côté, nous' voyons tons les jours des ojaVations qui [>rou\ent invincililcment , ridentilé de cette force avec la pesanteur. Ainsi par exemple ipiand on soidève un mouton jxnir l’abandonner ensuite à' son poids, le mouvement qu’il prend n’est que l’inverse de celui qu’on lui a d’abord donné et on conçoit qu’il est }X)ssible de s’arranger de manière à ce que tous les deux se fassent avec les mêmes circonstances. Donc la force de l’homme est identicpie avec la j>esanteur , et par suite celle-ci avec toutes les causes de mouveiiient.
Quoiqu’il en soit dans un corps en mouvement •
PnEMIÉilE LEÇOX. 3
on observe prin^piilement deux choses , la vitesse et la masse du corps. '
3. Ija vitesse est exprimée par la longueur du chemin parcouru par le corps dans une fiactiou de tems donnée , par exemple une seconde : ainsi l’on dit que la vitesse d’un corps est de deux mètres par secomle , qxiand dans cet esjxice de tems le c-orps s’est éloigné de deux mètres de sa première jxjsition. Vous aurez observé sans doute des corjis en mouvement dont toutes les jjarties n’ont pas la même vite.sse : ainsi lu roue d’une \oiture présente un assenddage de corps dont les vitesses sont frèsdiirérentes-; les points qui sont au-dessus du moyeu, ]xir exemple, avancent plu.s vite que le moyeu , tandis que ceux qui sont au-dessous v ont jdus lentement dans le sens du mou\ ement de la v oiture. Les circonstances qui acconqwgnent ces mouvemenscompliqués sont j30ur la plupart du domaine d’une science diflieile dont nous traiterons plus tard les parties les plus abordables.
Pour le moment nous ne nous occiqærons que des corps dont les vitesses ont lieu suivani des lignes parallèles et sont toujours les mêmes pour tics ttans égaux. Ce genre de mouvement dont l’aiguille d’mie montre bien réglée peut vous donner l’idée, s’ap})ele mouvement uniforme : c’est celui t|ue muis remarquez dans la plupart des pièces tpii corn- ]H>sent les machines.