‹ Cours de tactigueChapitre 2 sur 29 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le Cours de taetiqtteesi le résumé des leçons que j'ai autrefois données à Pécole militaire de Thun. Il est principalement destiné aux officiers suisses, cependant ceux des autres nations y trouveront aussi quelques sujets dinstruction. Il ne faut, pour sa lecture, d'antre connaffîSanoe préalable que celle des règlements d'exercice ; il est donc à la portée des militaires de tout grade et de toutes armes. En le réduisant au strict nécessaire , en élaguant tout ce qui n'a pas la sanction de l'expérience, j'en ai diminué le volume autant que possible et l'ai rendu , par là même, accessible à un plus grand nombre de lecteurs. Pour en rendre l'étude moins fastidieuse j'ai rapporté un grand nombre d'exemples tirés de l'histoire des guerres anciennes et modernes , et je n'ai pas craint de donner quelquefois un peu d'animation au style.

Dans la première édition je m'étais servi du pas pour exprimer

les distances relatives aux marches , aux champs de bataille et à la

portée des armes; c'était du pa$ militaire qu'il s'agissait alors, le

pas de deux pieds de roi, égal à 0*^,66 ou aux deux tiers du mètre. ^

Depuis lors on a adopté dans la Confédération le pas de deux pieds

et demi suisses, égaux aux trois quarts du mètre, ou 0"',75. Cet

variété du pas, suivant les pays et suivant les temps, m'a con

vaincu qu'il valait mieux renoncer à cette mesure pour m'en tenir

exclusivement à celle qui est bien définie, à laquelle on revient tou

jours quand on veut éviter la confusion , je veux parler du mètre

chacun pouvant ensuite transformer les grandeurs en mesures diffé

rentes. Ceux qui se servent encore de l'ancien pas d'artillerie , o

pas militaire, feront la transformation en ajoutant une moitié au

àVIRTISSEHSNT.

nombre donné; ainsi mille mètres feront quinze cents pas. Et ceux qui voudront employer le pas fédéral ajouteront un tiers au nombre donné ; par exemple douze cents mètres feront pour eux^ize cents pas. Ces réductions sont trop simples pour qu'il soit nécessaire d'en former des tables.

J'ai dû apporter encore d'importantes modifications au texte primitif, soit en vue de quelques développements jugés nécessaires, soit en raison des changements introduits récemment dans nos règlements militaires. Mais la forme de l'ouvrage est^restée k mtoe. Il est toujours divisé ea dix chapitres : le premier comprend les notions les plus nécessaires sur cette branche des sciences militaires qu'il est assez difficile de définir exactement , à laquelle on a donné le nom de Stratégie , et qui , par son caractère de généralité et de simplicité, forme l'introduction naturelle à la Tactique proprement dite. La formation et l'armement des troupes font l'objet du chapitre sui* vant; non pas qu'il soit nécessaire de dire comment les soldats se rangent sous le drapeau et de quelles armes ils se servent; il n'est personne qui ne le sache ; mais parce que ces points élémentures donnent lieu à d'instructives discussions. Viennent ensuite les marches et les batailles, qui sept traitées avec assez de développement, vu leur importance. Un chapitre particulier est consacré à La défense des montagnes et des rivières, parce que le sujet est d'un haut intérêt pour les militaires suisses. Les sièges, les reconnaia* sances armées et topographiqties ^ les combats et actions particulières, les missions spéciales, la castramétation, les cantonnements complètent l'ouvrage.

En tout ceci je me suis presque exclusivement borné à des généralités , ne touchant qu'avec une extrême réserve à ce qui concerne la Suisse et laissant à ceux qui sont chargés d'enseigner l'art militaire dans nos écoles le soin d'appliquer les principes aux différents cas particuliers que nos localités peuvent offrir. Quelques personnes auraient désiré que je fisse autrement et que je publiasse mes idées sur la défense de notre pays. C'est un voeu auquel je n'ai pas cm devoir me rendre , parce que je n'estime pas qu'il y ait de Tutilité à

AVBRTISSEMBNT. XI

le faire. Si les idées qu'on a sont justes, il est bon de les garder pour soi ; si elles ne le sont pas à quoi serviront-elles? J*avais d^à dit dans la première édition : « que j'avais dû taire beaucoup de choses concernant la Suisse , que d'autres n'avaient pu être présentées que d'une manière sommaire. » Cétait répondre d'avance à ceux q«i chercheraient dans mon ouvrage un plan de déf«M$.

Quoi qu'il en soit , je le livre à mes jeunes camarades dans Tespé* rance qu'il leur sera profitable, bien moins peut-être par les notions positives qu'ils y puiseront, que par le désir qu'il pourra faire nattre en eux d'étendre leurs connaissances et de se livrer à des études plus profondes. Puissentrils se bien convaincre que leur dévouemeBt, pour être utile à la patrie, doit être éclairé; et que, dans une armée comme la nôtre, un officier sans instruction ne rendra jamais que de faibles services , l'expérience ne pouvant , chez lui , suppléer au défaut de théorie. Puissent-ils aussi , en s'occupant d'études militaires, se pénétrer des grands exemples que nous ont laissés nos ancêtres, pour s'eflbrcer de les imiter, si jamais ils étaient appelés à prendre les armes pour la défense de notre neutralité et de notre indépendance ! 6. H. D.

Utfte éitm i^rlBelpmix wwnrmmtit ««I «Bt éàé ^mmmmHèm jfmmr i« rédA«tt«B du C«am de TacM^ve^ et d«Bt rél«4e tmt reeem*

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