‹ Cours de topographie et de géodésie fait à l'école d'application du corps... d'état-majorChapitre 5 sur 252 · DE LA PREMIERE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE ÉDITION

Appelé à faire le cours de topographie et do géodésie, à l’Ecole d'application du corps royal d’état-major, en remplacement du capitaine Lecamus, victime do la maladie qui, en 1832, a si cruellement frappé la population de Paris, j'avais senti la nécessité de communiquer h MM. les élèves la rédaction de la plupart de mes leçons, pour les aider à rectifier les notes qu’ils prennent d’une manière plus ou moins parfaite.

En 1836, la Commission d’état-major, par l’un des articles du nouveau règlement de l’Ecole, prescrivit aux professeurs d’écrire leurs cours, qui devaient être ensuite soumis à son jugement. Après avoir entendu le rapport favorable que lui firent ceux de ses membres qui en avaient été chargés, la Commission s'exprima dans les termes les plus flatteurs à mon égard, et manifesta le désir que cet ouvrage fût immédiatement livré à l'impression, comme manquant jusqu'à ce jour , et pouvant être de la plus

Srande utilité aux jeunes officiers et à un grand nombre d'agents es différents services publics« Elle termina son rapport en invitant le Ministre de la guerre à coopérer par un efficace appui à la publication du Cours de topographie, tant en l’engageant à y -souscrire pour un grand nombre d'exemplaires, qu’en le priant de le recommander vivement aux ministres de l'intérieur, des finances et des travaux publics pour l’utilité dont il peut être aux divers employés qui ressortissent de ces départements.

Tels sont les motifs qui justifieront, je l’espère, ma détermination, et sans lesquels j’aurais fait preuve d’une présomption bien déplacée en écrivant sur certaines matières qui ont été traitées avec tant de supériorité par M. le colonel Puissant, dont je m'honorerai toujours d’avoir été jadis l’élève.

Si, généralement, j’ai cherché à exposer brièvement et sans le secours d'aucune formule, la construction et l’usage des instruments, j’ai, d’un autre cêté, cru devoir, en certaines circonstances et au risque d’être parfois prolixe, entrer dans do minu-

FRÉKACK

lieux détails de calculs, et rappeler quelques théorèmes de géométrie que tout le monde a sus, mais que quelques personnes peuvent avoir oubliés.

J'ai divisé ces éléments en cinq livres.

Le premier, renfermant la trigonométrie rectiligne, la théorie et la construction des tables de logarithmes, ne fait pas partie de l’enseignement de l’Ecole ; mais ce qu’il contient , étant d’un usage très-fréquent, j’ai jugé convenable de le placer en tête de l’ouvrage, pour que, dans l’occasion, on puisse facilement y recourir.

Le deuxTème contient la trigonométrie sphérique et les démonstrations de quelques formules algébriques , nécessaires à l'intelligence de ce qui suit, et qui ne sont pas enseignées h l’Ecol# militaire do Saint-Cyr.

Dans le troisième, je traite de tout ce qui a rapport h la topographie.

Le quatrième est consacré aux principes d’optique qu'il faut connaître pour comprendre la construction des lunettes qui entrent dans la composition des instruments de topographie et do géodésie; et pouvoir, au besoin, les rétablir dans leur état normal, lorsque quelque main inhabile ou indiscrète les aura dérangées. Pour ne rien introduire d'étranger au cours, pour ne pas paraître vouloir faire de ce quatrième livre un cours complet d’optique, peut-être aurais-je dû m’en tenir à la description des lunettes; mais les principes que, pour leur intelligence, j’ai dû préalablement établir, suffisant pour faire entendre la construction des autres principaux instruments d'optique, j’en ai donné une explication succincte, et en cela, je n'ai fait que suivre le programme adopté par l'Ecole d’état-major.

Lo cinquième enfin embrasse les principales opérations de la géodésie et une recherche élémentaire de la formule qui, sur des observations barométriques, détermine les différences do niveau.

Dans ce dernier livre, j'ai dû placer quelques éléments de géométrie analytique, pour pouvoir ensuite traiter la théorie des latitudes. Les équations de l’ellipse et d'une normale à celte courbe étaient seules nécessaires; mais pquvais-je parler de l’une des sections coniques, et taire ce qui concerne les deux autres? Lo conseil d’instruction de l’Ecole ne l’a. pas pensé : et, pour me conformer h son opinion, qui, d’ailleurs, était la mienne, j’ai donné les équations do la parabole et de l’hyperbole.

Il eût été plus convenable de donner ces notions d’analyse appliquée à la fin du deuxième livre, à la suite de quelques autres théories détachées, au lieu de les intercaler dans les leçons de géodésie ; mais des motifs de convenance dans la dislribution des

Page 1