CHAPITRE PREMIER
PnOFBIÉTËS GÉNÉRALES DE LA LIMIÉRE.
579. La topographie et la géodésie exigeant l’emploi de quelques instruments d’optique, il est nécessaire que l’olTicier qui doit s’en occuper, et, par conséquent, faire un fréquent usage de ces instruments, en connaisse bien la thébrie. Il faut qu’il soit à même de remédier aux dérangements accidentels qu’ils peuvent subir, et que ses connaissances théoriques lui permettent d’y apporter des modifications ou de les changer entièrement, s’il trouve des combinaisons nouvelles et préférables. Il faut surtout qu’il puisse éviter, dans l’usage des instruments de précisloHj de commettre des erreurs qui détruiraient l’exactitude qu’on est en droit d’attendre de ces instruments.
280. Hypothèses au moyen desquelles on explique les phéno» mènes de la lumière.
La lumière, comme tous les autres phénomènes de la nature, ne nous est connue que par ses effets : quant à sa composition intime, elle nous échappera probablement toujours. On ne peut faire à cet égard que des hypothèses dont la meilleure serait celle qui expliquerait également bien tous les faits. Il n’en est point ainsi des deux admises aujourd’hui : l’une satisfait mieux dans certains cas et moins dans d’autres. Quoi qu’il en Soit , nous allons dire quelques mots des deux systèmes :
Par le premier, on imagine que la lumière émanant d’un corps lumineux rayonne dans tous les sens comme le calorique ; qu’elle se dirige en ligne droite avec une vitesse extrême, traverse les corps transparents, et n’est arrêtée dans sa marche que par les corps opaques. Ce seraient donc des particules du corps lumineux , des molécules, si l’on peut s’exprimer ainsi, inflni-
J>ROPRIÉTÉS CÉÜÉRALF.S DE LA LUMIÈRE. 271
ment Jjctiles et légêrés, ^ül se sépareraient de lai , pat l’effet d'une force inhérente au corps ;
Le second suppose touleé les parties du corps animées d’un mouvement propre qui les fait osciller sans cesse autour d’une position moyenne. Ce mouvement, communiqué aux molécules d’un fluide sunS poids appelé éther, produit ainsi, dans tous les sens, une multitude de vibrations qui, se propageant de proche en proche, produisent le phénomène de la vision, pour toute personne dont les yeux sont atteints par ces vibrations. Cette ex» pUcalion force à supposer que le vide parfait n’existe pas dans l'immensité qui nous sépare des astres : car, sans cela, nouâ ne les verrions pas.