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PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE LA LUMIÈRE

ment où, voisine de 100», en G, la réfraction cesse, pour être remplacée par une réflexion totale. Le rayon lumineux rentrant alors, pendant sa marche inverse, dans des couches dont les densités augmentent, se recourbera symétriquement de G en O ; s’il rencontre en ce point l’œil d’un observateur, celui-ci reçoit l’impression de l’objet A, par la tangente au dernier élément de la courbe et croit le voir en A". 11 peut d’ailleurs apercevoir A directement aussi, eu son lieu véritable on, pour parler plus exactement, un peu plus haut en A'. Donc cette double sensation simultanée produit le môme effet qu’un objet et son image réfléchie par une nappe d’eau.

L’illusion est d’autant plus complète que celte image est vue renversée. Celte dernière circonstance s’explique très-facilement {fig. 38, planche XXI).

Le rayon efficace qui part de D rencontre la surface limite en C, plus promptement que celui de A, par la raison que D est moins élevé que A. Il est d’ailleurs moins incliné à l’horizon : car, s'il lui était parallèle, il ne passerait pas au point O. Par ce double motif, le point de rebroussement H est placé, par rapport à G, ainsi que l’indique la figure, et enfin les tangentes aux deux rayons réfractés se trouvent situées de manière à faire voir renversée l’image D'A'.

11 faut ajouter ici que le phénomène du mirage ne se manifeste que dans certaines conditions. Il ne produit pas l’image d’un objet, quelle que soit sa hauteur au-dessus de l’horizon. Sa position doit être telle que les rayons lumineux qui en émanent ou qu’il réfléchit, modifiés dans leur direction par l’accroissement de densité successif, à mesure qu’ils traversent des couches inférieures, arrivent à la limite où la réfraction cesse pour être remplacée par la réflexion. La marche du rayon arrivé àjcc point désigné par G ou II dans les fig. 37 et 38, planche XXll , devient symétrique à ce qu’elle était avant de l’atteindre.

5“ Vüesee de la lumière. Elle a été conclue de l’observation de certains phénomènes astronomiques, etlrouvéeégaleà 3^,500,000 lieues en 8' 13 ', ou 69,981 lieues par seconde : en sorte que nous devons regarder comme instantanée, la sensation de la lumière qui nous arrive des objets terrestres.

6° Composilion de la lumière. Un rayon de lumièie, quelque ^ délié qu’il soit, peut toujours être décomposé en sept rayons principaux, diversement colorés. Celte décomposition, obtenue au moyen d’un prisme en verre {fig. 222), est due à ce qu’en y pé-

nétraot, ils sc séparent, animés qu’ils sont de réfraugibilités différentes. Cette propriété se nomme dispersion; ses effets varient suivant la nature des milieux qui la produisent.

Quelle que soit l’explication qu’on en donne, les choses se passent comme si, de chaque point d’un corps, un rayon se propageant en ligne droite venait frapper notre œil et y produire la sensation de la vue de ce point; et que, de plus, la nature du corps décomposât la lumière qu’il reçoit, de manière à renvoyer seulement les rayons de la couleur qui lui est propre et à absorber tout le reste.

283. Lumière diffuse. Les corps dont les surfaces ne sont pas polies ne sont plus soumis aux lois de la réflexion indiquées précédemment. Ils renvoient alors la lumière dans tous les sens, sans lois précises et d’une manière qui dépend de l’état de leur surface. Il en est de même de certains corps transparents dont la surface n’est pas polie. La lumière réflécÿe ou réfractée est alors appelée lumière diffuse. Presque tous les objets de la nature sont dans le premier de ces ca.s. C’est à cette diffusion que l’on doit d’en pouvoir connaître les formes. On les voit, tandis que les corps parfaitement réfléchissants ou parfaitement transparents ne donnent connaissance que des objets qu’ils réfléchissent.

284. Clarté des objets. Cette clarté dépend de la lumière envoyée par le corps, qu’elle lui soit propre ou qu’elle provienne d’une réflexion diffuse ; nous n’avons rien à dire à ce sujet. Mais, toutes circonstances égales d’ailleurs, la distance n’influera-telle pas sur cette clarté? Nous avons vu précédemment que les quantités de lumière venue d'une même source, reçues par une

même surface, étaient proportionnelles è ^ (<f étant la distance).

Il en sera donc ainsi de celles qui frappent la pupille. Mais, d’un autre côté, l’objet considéré parait plus petit en s'éloignant ; ses

dimensions linéaires sont proportionnelles à et ses dimensions apparentes en surface, proportionnelles à Le rapport

entre les quantités de lumière et les surfaces qu’elles éclairent sera égal à l’unité, quelle que soit la distance , et par suite un même objet paraîtra également éclairé à toutes les distances.

Ceci n’est vrai toutefois qu'en faisant abstraetion de l’atmosphère.

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