CARBONATES
de l’acide carbonique prend naissance et se combine à la potasse du bitartrate et de l’azolate de potasse ; le résidu est du carbonate de potasse , qu’on sépare d’un pende charbon eu le lessivant et évaporant la liqueur à siccité.
Les chimistes l’emploient comme réactif, ou pour préparer l’hydrate de potasse.
Potasses du commerce. — Ce produit , qui possède les memes propriétés que le sel précédent, est du carbonate de potasse , contenant les quantités variables de sulfate de potasse, de chlorure de potassium, d’un peu d’alumine, de silice , de chaux, d’oxides de fer et de inangMièse.
On le prépare dans les pays où les bois sont abondants , comme en Piussie, en Amérique, etc. ; pour cela^ on brûle les j)ois, on lessive à chaud la cendre qui en résulte , et la liqueur est évaporée à siccité ; dans cet état la matière solide est connue sons le nom de salin ; on calcine ce salin , pour détruire quehpie matière combustible qui reste encore , et la matière refroidie est renfermée dans des tonneaux bien fermés , et livrée au commerce sous le nom de potasse du pays qui la fournit. De là les variétés de potasse , connues sous les noms de potasse de Russie, d' Amérique , de Trêves , des y^osges et de Dantzick.
Usages, applications. — On se sert de cette potasse dans la fabrication de l’alun, du salpêtre, du savon mou, des lessives, etc.
Carbonate de soude. —Blanc, acre, légèrement caustique, très soluble dans l’eau , plus h chaud qu’à froid, et cristallisant par le refroidissement en prismes rhomboïdaux. Il est efïlorescent. Chauffé , il fond dans son eau de cristallisation , la perd , puis subit la fusion ignée ; ne se décompose rpie par un courant de vapeur d’eau.
Il est formé de 2 atomes d’acide carbonique , 1 atome de base et K) atomes d’eau — (Na O, C 0^) -f 10 ID O.
Ce sel ne se trouve pas dans la nature ; celui que l’on trouve et que l’on prenait pour du carbonate de soude
CHIMIE
n’cst que du sesquicarbonaîe. M. Gay-Lussac a prouvé que celui que Fou oblient en brûlant les plantes marines ne provient que de la décomposition de Foxalate de soude contenue dans ces plantes.
On l’obtient à l’état de pureté en faisant cristalliser à plusieurs reprises la soude du commerce.
On s’en sert quelquefois dans les laboratoires comme réactif, et quelquefois aussi dans les arts.
Bigaebonate de soude et de potasse. — Ces sels, que l’on emploie aujourd’hui assez souvent, et dont les propriétés sont analogues aux carbonates neutres de potasse et de soude, s’obtiennent en laissant en contact une dissolution concentrée de potasse ou des cristaux de carbonate de soude, avec un excès d’acide carbonique, dans un appareil particulier, où est exercée une pression plus ou moins considérable. Il est remarquable que ces sels , moins solubles que les carbonates neutres , se précipitent à mesure qu’ils se forment.
Soudes du commerce. — Elles sont formées de carbonate de soude en quantité variable, de sulfate de soude, de sulfure de sodium , de sel maria, de carbonate de chaux, d’alumine , de silice , d’oxide de fer, de charbon , etc.
On connaît dans le commerce deux sortes de soudes , la nattirelle et Vartificidle.
La soude naturelle se prépare en brûlant dans des fossés les plantes marines, de manière que la combustion soit entretenue plusieurs jours. Il en résulte une masse noire , compacte , vitrifiée , qui , concassée , constitue la soude du pays où elle se fabrique.
On connaît des soudes de différents pays ; celle que fournit l’Espagne, et qui est connue sous le nom de soude d’Aiicanîe, est la plus riche. Celles qu’on récolte en France, et qui portent les noms de soude de Narbonne , de blanquette ou d' A'Kjues-Iflortes , de varech Ç)\\ soude de Normandie, sont beaucoup moins riches. En effet, la première