MALACHIE
sera grand (i, 11). Or, dit saint Augustin': « lloc « sacrificium per sacei^dolium Christi secundum ordinem « Melchisedech, cum in omni loco à solis ortu usqiiè ad « occasum Deo jàm videamus offerri, sacrificium autem (i Judœorum... cessasse negare non possunt. Quid adhuc « expectant alium Christum, cum hoc quod prophetatum « legunt et impletum vident, impleri non potuerit, nisi per « ipsum ? »
3° Aucun Prophète n'a prédit avec plus de clarté le retour et la mission d'Élie à la un des temps (ii, 5, 6). Il semble, d'après ses paroles, qu'Élie sera l'instrument providentiel de la conversion des Juifs et de leur réconciliation avec Dieu , réconciliation définitive et qui sera pour le monde comme un retour de la mort à la vie (Rom., xi, 12-15).
4" Enfin on chercherait vainement dans l'Ancien Testament une plus haute idée de la sainteté et de l'indissolubilité du mariage. « Je ne regarderai plus « désormais à vos sacrifices, dit le Seigneur aux Juifs, « et je ne recevrai pas d'expiations de vos mains. — « Pourquoi? dites-vous. — Parce que le Seigneur a « été témoin entre toi et l'épouse de la jeunesse que tu « méprises ; elle est cependant ta compagne et l'épouse M de tes jeunes ans. N'est-ce pas VUn qui l'a faite? M n'est-elle pas le reste de son souffle? Et que demande « celui qui est Un, sinon une race digne de Dieu? « Conserve donc ton souffle, et ne rejette pas l'épouse « de ta jeunesse (il, 13, 14). »
II. Étude littéraire. — On trouve dans Malachie les mêmes formes, les mêmes figures, les mômes hardiesses d'expressions que chez les autres Prophètes ; mais elles ne sont point sans rudesse et sans négligence*.
La poésie hébraïque est à son déclin et penche vers une décadence totale. « Quand on compare les pro-
1 De civit. Dei, lib. XVIII, cap. xxv, col. 831.
2 Cfr M. Salgues, Litt. des Uébr., p. 265.
402 COURS d'écriture sainte
« duclions des écrivains qui ont précédé la captivité, (( dit Michaélis \ et ceux qui l'ont suivie, on reconnaît « dans ces derniers une altération et une révolution « aussi marquée que celle qu'a éprouvée la langue « latine. »
1 II est cité dans la Bible et l'Orient, p. S26.
SEGTIOiN DEUXIEME
liivres sapieiitiaux de l'Ancien Testament