L. 4, Ifi, 22, G. Th., IX
l'église dans la monarchie IRANQUE
nécessaire) leur ait conféré le droit d'acquérir par libéralité testamentaire*. Ils succédaient seulement, ab intestat, à ceux de leurs membres, hommes ou femmes, qui mouraient sans laisser d'héritiers ^. Kn principe, les ordres monastiques se recrutaient librement; leur entrée, comme celle du clergé, était seulement interdite à certaines catégories de personnes pour UQ motif d'intérêt public ^ .
§ 2. — l'église dans la monarchie franque*
L'Ég^lise conserva et ag*randit dans la monarchie franquela situation et les privilèges qu'elle avait obtenus dans l'empire. Il est facile de saisir les causes principales de ce phénomène. Ce fut, d'abord, une influence d'ordre religieux : Tascendant de la foi chrétienne, et, par là même, l'autorité de TÉglise furent plus grands sur les barbares, naïfs et rudes, qu'ils ne l'avaient été chez les Romains civilisés et sceptiques. Mais ce furent surtout des raisons d'ordre politique. Il y eut, sous Clovis, une alliance véritable entre le roi franc et le clergé catholique. Ce fut ce dernier qui fraya à Clovis le chemin du centre et du sud de la Gaule occupé par les Romains. Il seconda ses entreprises contre les Burgondes elles Wisigoths, qui s'étaient convertis au christianisme, mais étaient des hérétiques ariens : les victoires du roi franc sur ces deux peuples apparurent comme des triomphes du catholicisme sur rhérésie. Enfin, après la chute de l'empire d'Occidenl, parmi les ruines des institutions romaines, l'Eglise était le seul organisme qui fût resté intact; par là même elle représentait une force considérable. Dans chaque cité, l'évêque était le premier personnage et le représentant naturel de la population gallo-romaine^ comme le clergé figurait la première classe de la cité. C'était l'Église qui conservait, à peu près
1. L. 13, G. J., I, 2, où Toa suppose uue religieuse, ou autre femme spécialement attachée à FÉglise, laissant ses biens à un moine, mais non à un monastère.