‹ Cours élémentaire d'histoire du droit français à l'usage des étudiants de première année \ (volume 4)Chapitre 93 sur 533 · Voyez Deloche, La tvuslis et V antrusLionat royal · texte numérisé non relu

Voyez Deloche, La tvuslis et V antrusLionat royal

4. Marculfe, I, 18 (de Rozière, form. 8) : « lUe fidelis... veniens ibi unacum arma sua in manu uostra triistem et fidelitatem nobis visus est coujurasse. » Le mot « autrustioa » vient de truslis (trost) qui signifie originairement fidélité.

5. Marculfe, I, 18 : « Ut deinceps memoratus ille in numéro autrustionum computetur, »

6. Marculfe,!, 18: «Et si quis ferlasse eum interûcere prsesumpserituoverit se virgildo suo soiidis DC esse culpabilem judicetur. » — Quant aux délais judiciaires, ils paraissent aussi être sous rapplication de règles spéciales, Edicté Chiip., c. II (I, p. 10); cf. Waitz, op. cit., II, 1, p. 339.

l'obligation d'être toujours au service et à la disposition du roi, et, puisqu'ils venaient en armes prendre leur engagement solennel, c'est que, sans doute, ils devaient surtout le servira la guerre. Nous trouvons aussi auprès du roi mérovingien d'autres personnes, désignées déjà dans la loi salique, et qui jouissent également du [np\Q ivergeld : elles sont dites les convives du roi, coiwivx régis; c'étaient des comités de la même nature que les antrustions; ils sont désignés là par un antre Irait àxxcomitatus germanique, l'entretien à la table du chef. Enfin, il y avait des personnes, hommes ou femmes, ou personnes morales, que le roi prenait sous sa protection spéciale, et qui étaient dites in verbo régis*, in mundehurde regis^\ mais, si c'était là peut-être Teffet d'une habitude traditionnelle de la royauté germanique, c'était tout autre chose que le comitatus. Sous les Carolingiens, les antrustions ont disparu. Mais on trouve d'autres personnages qui paraissent remplir un rôle fort semblable. Ce sont les vassi ou vassali du roi {regales ou dominici)*. Les textes nous disent d'eux qu'ils ont solennellement juré fidéliié au roi enmettantleurs mainsdans lessiennes, ce qui est habituellement indiqué par l'expression sese cornmendaverunt^. Par là même, ils sont tenus à un complet dévouement envers le roi. Ils sont tenus de le servir* sur sa réquisition ; et, en effet, on les voit employés comme ses hommes de confiance, soit au palais^ soit au dehors, et chargés des missions les plus délicates. Dans les capitulaires, le roi leur commande souvent, comme il commande aux fonctionnaires royaux. La nature de leurs obligations ne peut être juridiquement déterminée d'une façon précise, comme on a souvent essayé de le faire : ils devaient aider le roi de tout leur pouvoir,

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