De Luçay, op. cit.^ p. Tjl^ et?uiv. 1^. Ci-dessus, p
LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR ROYAL
saiix du roi ; ils lui avaicul fait hommage el juré fidélité, et, par suite, ils lui devaient encore leurs conseils^ .LaR curia regis^ comme conseil de gouvernement et assenciblée délibérante, fonctionne effectivement aux xi^ et xii® siècles. Le roi la convoquait à l'avance, par des citations adressées aux principaux vassaux et prélats, d'ordinaire pour une des grandes fêtes de l'année^; et les personnages cités étaient tenus de se rendre à la convocation^. L'assemblée délibérait sur les affaires qui lui étaient soumises et prenait des décisions : celles-ci, en droite ne s'imposaient pas au pouvoir royal, mais la résistance du roi aurait pu délier les vassaux de leur hommage . Au xu^ siècle encore, la ciiria régis resta le seul conseil de gouvernement, qui rentrât dans la constitution, dans les cadres réguliers des institutions publiques. Mais, de bonne heure, bien avant celte époque, les rois capétiens avaient attaché à leur personne des conseillers d'une autre espèce ; c'étaient des hommes de confiance, choisis pour leur sagesse et leur science, auxquels le roi donnait des gages, et qui vivaient dans le palais avec les domesticP: le plus souvent c'étaient des clercs ou des légistes, lorsque ceux-ci apparurent. Ces personnages sont appelés les conseillers du roi el, au xrn^ siècle, on parle déjà d'eux comme composant le conseil du roi ^\ Mais ce conseil n'est point encore un corps de l'Etat, c'est plutôt un service