FORME GÉNÉRALE DES FEUILLES
§111. Nous venons de voir que ces feuilles sont formés par du parenchyme et des faisceaux composés soit de vaisseaux etde fibres, soit, dans les végétaux aquatiques ou inférieurs, de cellules allongées et grêles. Ces faisceaux qu'on. ape]:çoit ordinairement à Texterieur, surtout à la face inférieure du limbe où ils font souvent saillie, ont reçu le nom de nervures (nervi), et leur disposition, celui de nervation. C'est d'elle et de l'étendue dans laquelle les intervalles des nervures sont remplis par le parenchyme, que dépend la forme générale de la feuille. Les faisceaux destinés à former les nervures peuvent rester réunis plus ou moins longtemps, puis s'écarter par une sorta d'épanouissement, et nous savons qu'il y a alors distinction de pétiole et de limbe.
§ 112. Nous examinerons plus tard le premier, et, pour / le moment, nous nous bornerons à citer le cas où le faisceau se termine sans être divisé et où, par conséquent, la feuille tout entière conserve la forme d'un pétiole. Si elle finit en pointe, elle rappelle celle d'une aiguille, et est dite aciculaire (folium acerosum) : c'est ce qu'on observe dans beaucoup de nos arbres verts. Pins, Sapins, Mélèzes
(fig.m.
Mais le plus ordinairement le faisceau se sépare en plusieurs , et ces faisceaux secondaires peuvent s'écarter, soit en restaiit sur le même plan, auquel cas la feuille plane n'offre de dimensions qu'en largeur et longueur, soit jjg en se dirigeant sur des plans différents, auquel cas la feuille épaisse offre trois dimensions.
Dans le premier cas, les nervures en se séparant peuvent ^e dhiger toutes suivant un autre plan que le pétiole, en foimant un angle avec lui, ou bien, ce qui a lieu lopins ordinairement, rester sur le plan même du pétiole. Alors, tantôt le fiiisccau se divise en plusieui*s presque égaux, qui marchent en s'écartant à peu près comme les doigts de la main ouverte (124), d'où l'on a nommé celte nerva-
< 119. feuille (U SapiA tiM ta cUmoi.