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MONOCOTY LEDON É ES. 565
niore famille, les parties de l’embryon commencent à montrer leurs rapports les plus habituels de grandeur, la radicule étant beaucoup plus courte que les cotylédons {fît]. iCO). Le tissu de ces végétauxicomme de tous les végétaux aquatiques en général) est trèssimple^, le cellulaire y prend une grande extension, criblé de lacunes remplies d’air ou d’un autre gaz, et qui par là, diminuant la pesanteur spécifique de la plante, lui permettent de s’élever dans l’eau, jusqu’à sa surface ou en part:e au-dessus. Les vaisseaux, au contraire, y sont beaucoup plus rares et même dans quelques-uns manquent complètement. De cette disposition doit résulter le peu d’activité des sécrétions et par suite le défaut de propriétés particulières, ainsi que d’usages utiles à l’homme. De toutes ces plantes, la plus souvent citée est une Hydrocharidée , le Vallisneria spinilis qui encombre certains bras du Rhône et beaucoup de canaux et de fossés de notre midi. On a souvent raconté, en prose et en vers, comment ses fleurs mâles et femelles, séparées sur des pieds différents, se rejoignent au moment de la floraison; comment les premières se détachent alors par la rupture de leur pédoncule, llottent soutenues sur l’eau par la petite conque (pie forme leur périanthe bombé et se rapprochent des secondes, fixées à leur plante par un long lil dont la spirale s’e^ déroulée ; comment enfin, après ce rapprochement, la spire, rapprochant ses tours, renfonce la fleur fécondée qui mûrit sa graine sous l’eau.
7ii. Parmi les Monocotylédonées qui (à part quelques exceptions) offrent des graines pourvues de périsperme, la fleur des unes, plus simple, n’a pas de périanthe véritable; l’enveloppe qu’on rencontre n’en a pas franchement les caractères ordinaires quant au nombre et à la structure de ses parties remplacées par des écailles ou des bractées; celle des autres montre un véritable périanthe à folioles verticillées trois par trois. De là une première division en Apérianlhées et Périunthées.
VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS périspermés apérianthôs.
(Tableau 111, pag. 586. )
§ 7io. Les premières peuvent se diviser en Spadicées et Glumacées. Ces deux divisions sont ainsi nommées : la première , de son inflorescence en spadice (quelquefois dissimulé par le moindre développement et la chute précoce de la bractée générale qui ne persiste pas en spathe); la seconde, de la nature des enveloppes de la fleur qui ont reçu le nom particulier de glumes et représentent de petites bractées écailleuses.
Parmi toutes les familles énumérées dans ce tableau , nous ne nous arrêterons que sur les deux dernières, dont l’une surtout,
relie des Graminées, mérite toute notre attention par son importance sous le rapport économique, aussi bien que botanique.
§ 746. Cypéracées. — On confond dans le monde, sous le nom d'herbes, des plantes monocotylédonées ordinairement vertes dans toutes leurs parties, même leurs fleurs, à tiges herbacées, à feuilles entières allongées en rubans étroits que parcourent parallèlement les nervures longitudinales; mais ces herbes appartiennent réellement à plusieurs familles différentes, plus particulièrement à celle-ci et à la suivante.
Les Cypéracées se distinguent facilement des Graminées par leur tige pleine sans renflements à la naissance des feuilles, offrant souvent la forme d’un prisme triangulaire, forme qui se lie à la disposition tristique de ces feuilles. La portion vaginale de celles-ci entoure la tige sans se diviser jusqu’à la naissance du limbe, ou, en d’autres termes, leur gaine est entière; les supérieures même n’ont que le limbe sans gaine. Les fleurs sont disposées en épis vers le sommet, de la plante, épis qui quelquefois, à cause de leur brièveté, prennent le nom d’épillets, groupés alors de diverses manières, les uns par rapport aux autres. Ces épillets consistent en une série de bractées écailleuses à l’aisselle desquelles sont situées tantôt plusieurs étamines autour d’un pistil , tantôt des étamines ou des pistils seulement. Ces parties manquent assez souvent aux écailles inférieures de l’épillet. Ces combinaisons diverses de fleurs hermaphrodites ou de fleurs diclines et les différentes dispositions des bractées de l’axe qui les porte, servent à distinguer plusieurs tribus. Ainsi des bractées distiques accompagnant des fleurs hermaphrodites caractérisent les Cypérées; imbriquées dans tous les sens, les Scirpées. Lorsque les étamines sont séparées des pistils, l'ovaire peut être caché dans une enveloppe particulière ou utricule qui s’ouvre pour donner passage au style ; et par les deux dents ou lanières de cette ouverture indique sa composition aux dépens de deux bractées opposées et soudées ensemble complètement, excepté au sommet. C’est ce qu’on observe dans les Carici - ' nées, tandis que dans les Sclériées , également diclines, l’ovaire n’est pas clos. Les étamines sont au nombre de I à 12 , le plus souvent de 3, et leurs fdets grêles portant des anthères biloculaires s’insèrent au-dessous de l’ovaire lorsqu’elles l’entourent. Dans ce cas, on trouve quelquefois, en outre, d’autres fdets stériles ayant l'apparence de soies ou d’écailles en nombre égal ou plus grand. L’ovaire, surmonté d’un style bifide ou trilide à son sommet, est creusé d’une loge unique contenant un ovule dressé. Plus tard , son péricarpe prend une consistance crustacéeou osseuse (dans les Sclériées) . La
LRAMLN i. c.5> .
"raine [fuj. 478) consiste en un sac membraneux rempli par un gros périsperme farineux, excepté à son bout inférieur, sous lequel est niché un petit embryon, tourné par conséquent du côté du hile. Cet embryon ( fhj . 528) a ordinairement la forme d’une toupie et présente sur le côté un petit rendement cr ; c’est celui-ci qui correspond au cotylédon et à la radicule, comme le prouve plus tard la germination ; et le reste de la masse embryonaire a est formé par la tigelle extrêmement dilatée.
En parlant de la tige, nous n’avons considéré que celle qui se montre au-dessus du sol, et qui n’est souvent, dans le fait, qu’un rameau partant d’un rhizome horizontal.
§ 7 47. Graminées. — Elles se présentent le plus communément sous cette apparence qui est vulgairement désignée par le nom d’herbe. Cependant on les voit quelquefois prendre des dimensions qui ne s’accordent plus avec ce nom. Le grand Roseau de notre midi (Arundo donax) dépasse déjà beaucoup la taille d’un homme, et, sous les tropiques, les Bambous deviennent de véritables arbres. Comme les Cypéracées, les Graminées ont souvent une tige souterraine d’où partent celles que nous voyons s’élever au-dessus du sol. Ce sont celles-ci qu’on connaît sous le nom de chaume ( cul mus), et qui se caractérisent par les renflements qu’on y observe de distance en distance à chaque nœud, c’est-à-dire à la naissance de chaque feuille, ainsi que par leur cavité intérieure. En effet, les faisceaux fibro-vasculaires se rapprochent et se serrent vers l'extérieur, laissant le centre vide, excepté à la hauteur des nœuds, où ils se réfléchissent horizontalement, s’entrecroisent, et, par leur lacis entremêlé de tissu cellulaire, forment une sorte de plancher. Le chaume est donc un cylindre creux dont le canal est interrompu par une suite de cloisons répondant à la naissance des feuilles. Celles-ci entourent la tige par une gaine dont l'insertion embrasse le nœud, et qui est fendue dans la plus grande partie de sa longueur sur le côté opposé, et au-dessus d’elle s’allongent en un limbe ou lame étroite. La séparation du limbe et de la gaine est le plus souvent marquée par un petit prolongement membraneux, tronqué ou aigu, ou bifide, déchiqueté même et réduit quelquefois à une touffe de poils : c’est la ligule (§ 150, f><). 151 ). Les feuilles sont ordinairement distiques, et leurs aisselles donnent souvent nais-
528. Embryon séparé du Curcx depauperala. — r Radicule. — c Cotylédon. — / Fente correspondant à la gemmule. — a Renflement latéral de la tigelle.
sance à des bourgeons dont le développement détermine la ramification de la plante.
Cette disposition distique se retrouve surtout dans les bractées de l’inflorescence, qui consiste en épillets ( spiculœ ), c’est-à-dire en épis extrêmement courts, au point que long-temps on les a décrits chacun comme une fleur. Considérés ainsi , ces épillets se groupent entre eux tantôt en panicules (comme dans l’Avoine), tantôt en épis, et, dans ce dernier cas, il arrive souvent que l’axe qui les porte se creuse alternativement dans un sens et dans l’autre pour recevoir leur insertion. Ce sont ces épis (tels que ceux du Froment, du Seigle) qui sont devenus le type le plus vulgairement cité de ce mode d’inflorescence, quoiqu’ils soient réellement composés, puisque chaque épillet est un petit groupe de fleurs. Jusqu’ici nous t rouvons une grande ressemblance entre l’épi Met des Cypéracées et celui des Graminées. Les deux bractées inférieures qui, de même, ne portent rien à leur aisselle, semblent former une enveloppe commune à tous les autres et prennent le nom de plumes ( glumœ [fig. 529, 530 ge, gi]). Mais les suivantes offrent chacune en dedans non -seulement les organes de la reproduction, mais aussi (et c’est ce qui les distingue de celles des Cypéracées) une seconde bractée opposée à la première, un peu supérieure et intérieure par rapport à elle. Ces bractées, qui prennent le nom de paillettes ( paleœ [fug. 530 pc, pi J), forment ainsi, opposées deux à deux, autant d’involucres entre lesquels sont placés étamines et pistil, et chacun de ces petits systèmes est une vraie fleur. Il peut se trouver au-dessus des glumes un seul de ces systèmes, ou deux, ou trois, ou un plus grand nombre, et, suivant ces cas, on dit l’ épillet uniflore, biflore, trillore, multillore. Les étamines, quelquefois portées à six ou plus, quelquefois réduites à deux ou même à une, mais le plus ordinairement au nombre de trois, sont insérées au-dessous d'un pistil central [fig. 530, 531) qui, dans des cas beaucoup plus rares, manque ici et se retrouve seul dans d’autres fleurs séparées. Ordinairement on trouve, en outre, des deux côtés, et un peu en dehors de l’étamine la plus extérieure, deux petits corps membraneux ou écailleux qu’on a nommés paléolcs ( paleolœ \fig. 530 bis II, 531 p]). Comme la paillette extérieure est marquée d’une nervure médiane, que l’intérieure, au contraire, en est souvent dépourvue et munie de deux nervures latérales, une de chaque côté, beaucoup d’auteurs considèrent cette paillette parinervèe comme résultant de la soudure de deux ; on en aurait ainsi trois devant lesquelles se trouveraient placées les trois étamines , et les paléoles formeraient le verticille intermédiaire
529. Un épillet de l’Avoine cultivée [Avenu saliva). — a Axe. — ge Glumes externes. — gi Glumes internes. — ff Fleur inférieure fertile. — fa Deux fleurs supérieures avortées.
530. La même, avec les enveloppes écartées pour laisser voir les parties intérieures. — pe Paillette externe de la fleur fertile, surmontée d’une arête. — pi Paillette interne. — e Etamines. — o Pistil. — Du reste, même signification des lettres.
530 bis. Diagramme de l'épillet. — Même signification des lettres que dans la figure précédente. — Il Paléoles.
531. La fleur fertile, dépouillée de sa glume. — e Etamines. — p Paléoles. — o Ovaire. — s Stigmates.
532. Coupe verticale du cariopse dont on a retranché la partie supérieure. — [ Téguments confondus du cariopse et de la graine. — p Périsperme. — e Embryon. — Mêmes lettres pour ses parties que dans la figure suivante.
533. Embryon séparé. — r Radicule. — c Cotylédon. — /Fente correspondante à la gemmule. — a Renflement latéral ou hypoblaste.
complété par une troisième qui avorte, mais a pu être observée dans le bouton extrêmement jeune. Mais il faudrait, pour admettre ce point de vue, que la paillette interne prît naissance sur le même axe que l’extérieure, et non sur un axe secondaire.
Quoi qu’il en soit, les étamines consistent en un filet aminci en fil et une anthère à deux loges qui, réunies par leur milieu, au bas duquel s’attache le filet, écartées à leurs extrémités, figurent ainsi une sorte d’cc [fig. 531 e). Le pistil est un ovaire surmonté de deux styles ( quelquefois soudés en un seul ) , et ramifiés dans une partie plus ou moins grande de leur longueur en lanières plus ou moins longues qui constituent deux stigmates s hispides ou plumeux. Il est creusé intérieurement d’une seule loge que remplit un seul ovule adné dans sa longueur à la paroi interne. Plus tard, la graine , en mûrissant, se confond par son tégument {fig. 532 t) avec le péricarpe, et forme ainsi un cariopse (§ 51G). La plus grande partie de sa masse est composée d'un périsporme farineux p; mais, en dehors et en bas, on aperçoit un petit corps distinct, enfoncé sur sa surface, à peine saillant : c’est l’embryon {fig. 532 e, 533) qui s’appuie sur le périsperme par une partie élargie en forme d’écusson a. En bas et en dehors de celui-ci on voit saillir un corps plus pelit. qui, continu avec le premier par son milieu, présente deux extrémités libres, l’une supérieure et l’autre inférieure. C’est entre elles deux qu’on aperçoit la petite fente gemmulaire f ; la supérieure c est donc le cotylédon, l’inférieure r la radicule, et l’écusson {hypoblastc de Richard) n’est qu’une excroissance latérale de la tigelle analogue à celle que nous avons déjà vue dans quelques Zostéracées. Nous avons décrit la germination d’une de ces graines de Graminées (§ 111, fig. 120).
Toutes ces parties, et surtout celles de la fleur, ont reçu de divers auteurs une variété de noms différents que la place nous manque ici pour rapporter Nous nous contenterons d’ajouter que le nom de glumes, au lieu d’être appliqué à chacune des bractées inférieures et stériles de l’épillet, l’est quelquefois à leur ensemble, et qu’alors elles sont autant de valves de la glume; que celui de baie est donné à l’ensemble des paillettes, qui sont alors les valves do la baie. Ajoutons encore, pour l’intelligence des caractères génériques et des descriptions, que dans les bractées extérieures de la glume et de la baie la nervure médiane se prolonge souvent on une arête plus ou moins longue au-dessus du sommet, ou d’autres fois se détache plus ou moins bas au-dessous. Le mode d’inflorescence, le nombre des Heurs dans chaque épiîlet, leur développement complet ou l’avortement de plusieurs qui d’autres fois
GRAMINÉES 57 i
«1 lieu constamment dans chacun d’eux, la réunion ou la séparation des étamines et des pistils dans une même fleur, la présence ou l’absence des glumes, la consistance et la forme des paillettes, les styles réunis ou distincts, la nature des stigmates, le nombre des étamines et celui des paléoles, tels sont les caractères qui varient dans la famille, et dont la combinaison est employée pour distinguer les tribus et les genres.
Cette immense famille, distribuée sur tout le globe, sert à des usages aussi variés qu’importants. L’abondance de la fécule dans ses fruits fait cultiver un certifia nombre d’espèces qui prennent le nom de céréales : ce sont de préférence celles où la graine oil're un volume assez considérable, le Froment dans les climats tempérés; concurremment avec lui ou un peu plus au nord l’Orge, le Seigle et l’Avoine; plus au midi le Maïs, le Riz et le Sorgho; quelques autres différentes sous les tropiques, comme, par exemple, le Poa abyssinica , diverses espèces de Panicum et ô.' Ele usine. La farine qu’on retire du périsperme broyé est un aliment doublement nourrissant et par la fécule qu’il contient et par le gluten (§ 23, 301) qui y est associé. Le son résulte des débris du péricarpe et doit ses qualités aux particules amylacées qui y restent attachées. La sève de beaucoup de Graminées contient le sucre en dissolution; c’est surtout de la Canne [Saccharum officinale), où il est en si énorme proportion, qu’on l’extrait avec avantage. La présence du sucre détermine la fermentation par suite de laquelle sont produits divers liquides de nature alcoolique recherchés aussi pour la boisson et plusieurs autres usages de l’homme. C’est ainsi que le rhum et le tafia sont obtenus du jus de canne, l’arack du riz, et la bierre de l’orge. Le procédé pour la fabrication de cette dernière, qui consiste à soumettre à la fermentation dans un grand mélange d’eau l’orge auquel on a fait éprouver un commencement de germination, dépend de ce qu’en germant, une certaine partie de fécule de la jeune plante se convertit en sucre. Cette abondance de divers principes nutritifs dans les diverses parties des Graminées est employée aussi utilement à la nourriture des animaux, et fait d’un très-grand nombre d’espèces la base des pâturages et des fourrages. Enfin nous avons vu (§ 20, 315) que les Graminées ont une affinité particulière pour la silice, qui, pénétrant avec leur sève et se solidifiant dans les parois de leurs cellules les plus extérieures, encroûte souvent leur épiderme et leurs nœuds : de là la rigidité et l’incorruptibilité de certaines pailles dont l’industrie lire parti.
Toutes les Graminées ne sont pas sans odeur; quelques-unes
au moment de la lloraison, on exhalent une douce, mais en même temps pénétrante, dont tous les promeneurs ont dû être frappés à cette époque, surtout lorsque les individus sont multipliés, comme dans une prairie. On cite la Flouve ( Anihoxantlmm ) comme l’une des plus odorantes parmi nos espèces indigènes. 11 y en a qui le sont à un beaucoup plus liant degré dans les climats plus chauds, et on en extrait une huile essentielle. Le vétiver , si généralement employé maintenant pour parfumer les vêtements, est la racine d’une Graminée ( Andropogon muricatum ).
§ 748. Jussieu composait ses menohypogynes des familles précédentes; des suivantes, ses monopérigynes et ses monoépigvnes, entre lesquelles la ligne do démarcation n’est pas facile à tirer.
Nous les diviserons donc d’après un autre caractère qui se lie aussi en général à celui de l’insertion et a l’avantage de pouvoir être aisément constaté, l’adhérence ou la non-adhérence du calice avec l’ovaire. Les plantes de ces familles monocotylédonées , qu’il nous reste à examiner, offrent un périanthe à folioles presque toujours disposées par verticilles ternaires , le plus ordinairement par deux qui sont ou semblables entre eux, offrant l’un et l’autre l’apparence soit d’un calice, soit d’une corolle, ou différents, l’extérieur alors calicoïde et l’intérieur pétaloïde.
VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS périspermés périanlhés.
(Tableau IV, page 586.)
§ 749. Palmiers [Palmœ). Nous avons exposé précédemment (§ 93, 94) la structure de la tige des Palmiers et leur port le plus habituel [fig. 114, 1). Quoique le plus ordinairement elle se' dresse en un tronc plus ou moins élevé et simple, ce n’est, pas un cas sans exception. Ainsi elle se divise à une certaine hauteur par une dichotomie régidiere dans le Doum [Cucifera thebaica ) et, dans plusieurs autres, se réduit à un bulbe ou à un rhizome. Le tronc, lorsqu’il s’allonge, peut être assez épais ou plus ou moins grêle; ses entre-nœuds sont tantôt très-courts, tantôt écartés l’un de l’autre par de longs intervalles; sa surface est quelquefois lisse et même luisante (comme dans les Calamus ), souvent au contraire toute hérissée par les bases persistantes des feuilles, ou même, dans les parties plus vieilles où elles se sont détachées, inésale, rugueuse et fendillée ; il n’est pas rare de la voir armée d’épinesdroites plus ou moins longues. Les racines adventives naissant au-dessus du sol et accumulées vers la base de la tige, forment souvent autour d’elle un lacis qui l’épaissit en une sorte de cône.
Les feuilles, qui atteignent des dimensions considérables, sont